Union sacrée de la Nation Mboso convoque, Mbata s’oppose à la réunion d’urgence

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Dans un communiqué rendu public ce lundi 22 juin 2026 sur les réseaux sociaux, Christophe Mboso N’Kodia a convoqué en urgence les cadres de l’Union sacrée de la Nation (USN) à une réunion prévue ce mardi 23 juin 2026 au Fleuve Congo Hôtel.

Selon ce document, signé par le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, l’ordre du jour sera communiqué sur place aux membres de cette famille politique.

« Il est porté à la connaissance de tous les présidents des regroupements politiques, partis politiques, honorables députés nationaux et sénateurs qu’une rencontre urgente est convoquée ce mardi 23 juin 2026 à 15 heures, au Fleuve Congo Hôtel », renseigne le communiqué.

Cependant, plusieurs sources concordantes indiquent que le secrétaire permanent de l’USN, André Mbata, s’opposerait à cette démarche. D’après ces sources, le secrétaire permanent de l’Union sacrée aurait qualifié de « fantôme » la structure mise en place par Christophe Mboso et soutiendrait que seul le Président de la République, en sa qualité d’autorité morale de la plateforme, est habilité à convoquer une telle réunion.

USN : un problème de coordination ?

Cette situation met une nouvelle fois en lumière les difficultés de coordination qui semblent exister au sein de cette famille politique. Dans un passé récent, le secrétaire permanent de l’USN avait lancé une opération de récolte des propositions relatives à la question du changement de la Constitution.

À ce sujet, de nombreux observateurs s’étaient interrogés sur la nature de cette initiative, se demandant s’il s’agissait d’une démarche officielle de la plateforme ou d’une initiative personnelle du professeur André Mbata. De nombreuses questions avaient alors été soulevées quant au processus de prise de décision au sein de l’USN.

Aujourd’hui, la convocation de cette rencontre par Christophe Mboso, contestée par le secrétaire permanent de la plateforme, semble révéler davantage les problèmes de coordination qui persistent au sein de cette famille politique.

Dans ce contexte, le secrétaire général de l’UDPS, parti présidentiel, avait jugé utile de mettre en place la Coalition des Congolais pour le changement de la Constitution (C64), dans le but de pallier le manque d’engagement de certains leaders dans l’accompagnement de la vision du chef de l’État.

Dans un environnement politique largement marqué par le débat sur le changement de la Constitution, la coordination des actions apparaît comme un enjeu crucial pour la majorité présidentielle, appelée à faire face à une opposition qui, de son côté, multiplie les initiatives sur le terrain afin de barrer la route au référendum devant conduire à la modification de la Loi fondamentale.

E.N

 

 

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