Les abonnés des réseaux de télécommunications en République démocratique du Congo (RDC) expriment leur mécontentement à la suite de modifications apportées aux offres forfaitaires par les quatre principaux opérateurs du secteur, à savoir Orange, Vodacom, Airtel et Africell.
Depuis le jeudi 13 août dernier, plusieurs abonnés ont constaté, avec surprise, des changements dans les tarifs et les conditions d’utilisation de certains forfaits Internet. Ils dénoncent notamment la réduction de la durée de validité du forfait de 1 gigabyte (Go) 24 heures, désormais ramenée à 1 jour (cela suppose qu’une fois ce forfait acheté ne devrait pas dépasser 23h59), sans que son prix ne soit revu à la baisse.
Chez Orange, par exemple, le forfait de 1 Go valable pendant 48 heures aurait tout simplement été supprimé, suscitant l’incompréhension de nombreux abonnés. Ces derniers estiment que les offres précédentes leur permettaient de mieux gérer leur consommation et de réaliser des économies, tout en restant connectés à Internet.
Dans un contexte marqué par l’essor des réseaux sociaux et des services numériques, l’accès à Internet est devenu quasiment incontournable. Chaque abonné dispose de ses propres raisons de rester connecté. Une étudiante en gestion administrative et économie confie, par exemple, avoir recours à Internet pour apprendre en ligne, notamment dans le domaine de la comptabilité. D’autres utilisateurs se servent de leurs forfaits pour s’informer à travers les médias en ligne, effectuer des achats ou encore accéder à divers services numériques.
Cependant, les tarifs appliqués par les sociétés de télécommunications suscitent régulièrement des critiques de la part des consommateurs. À cela s’ajoutent les plaintes liées à la qualité de la connexion, jugée parfois insuffisante par certains utilisateurs.
Ce qui révolte davantage une partie des abonnés est l’absence, jusqu’ici, d’explications claires sur les raisons ayant conduit les quatre opérateurs télécoms à modifier leurs offres. « Pour quel motif ces opérateurs de télécommunications se sont-ils permis de réduire la durée du forfait de 24 heures, alors que le taux de change ne semble pas avoir connu une variation drastique ? », s’est interrogé un internaute.
Le changement des conditions tarifaires n’a donc pas laissé les abonnés indifférents. Sur les réseaux sociaux, certains influenceurs interpellent les autorités compétentes sur la nécessité de renforcer la protection des consommateurs congolais face à des décisions qu’ils jugent unilatérales de la part des opérateurs économiques.
Dans le même temps, certains consommateurs appellent à l’organisation d’une journée « sans Internet » afin de protester contre ce changement qu’ils considèrent comme « handicapant » pour les utilisateurs.
À ce stade, aucune communication officielle n’a été faite sur cette question, ni par les autorités compétentes ni par les sociétés de télécommunications concernées. En l’absence d’explications ou de mesures correctives, la grogne des abonnés pourrait toutefois s’intensifier dans les prochains jours.
E.N.


