Des professionnels des médias ont participé à un atelier de renforcement des capacités consacré aux agendas « Femmes, Paix et Sécurité » et « Jeunesse, Paix et Sécurité », une rencontre visant à améliorer leur compréhension des questions liées au genre, aux conflits et à la consolidation de la paix en République démocratique du Congo.
Cette formation avait pour objectif de doter les journalistes des outils nécessaires pour mieux traiter les thématiques liées à la participation des femmes et des jeunes aux processus de paix, tout en renforçant leur rôle dans la sensibilisation des communautés et la lutte contre la désinformation.
La session a été ouverte par Mme Tina Likula, directrice, cheffe de service des médias individuels, représentant la secrétaire générale du ministère de la Communication et Médias. Elle a également procédé au lancement de la deuxième édition du concours Médias « Femmes, Paix et Sécurité », une initiative destinée à encourager les productions journalistiques consacrées à ces questions.
Au cours des travaux, les participants ont été sensibilisés à la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies relative aux femmes, à la paix et à la sécurité. Les échanges ont insisté sur la nécessité d’une meilleure appropriation de cette résolution ainsi que des plans d’action nationaux et locaux afin de favoriser une participation plus importante des femmes aux mécanismes de prévention et de résolution des conflits.
Les intervenants ont rappelé que les médias ont un rôle essentiel à jouer dans la vulgarisation de cet agenda, en donnant davantage de visibilité aux initiatives des femmes et en contribuant à changer les perceptions sur leur place dans les processus de paix et de prise de décision.
Une partie de la formation a été consacrée aux fondamentaux de l’écriture journalistique en période de conflit. Sur cette question, le CT Obul Okwes a insisté sur l’importance, pour les journalistes, de s’appuyer sur des faits vérifiés, d’analyser le contexte et de comprendre les différents éléments qui entourent une situation de crise avant toute publication.
Les participants ont été encouragés à aller au-delà des faits visibles en recherchant les causes profondes des conflits, en identifiant les acteurs impliqués, leurs intérêts, leurs revendications, ainsi que les conséquences humaines, sociales, économiques et environnementales des affrontements.
Les échanges ont également porté sur la responsabilité des médias face à la désinformation et aux discours de haine. Dans un contexte marqué par des crises sécuritaires et humanitaires, les journalistes ont été appelés à renforcer la vérification des informations, à faire preuve de rigueur dans le traitement des événements et à produire des contenus susceptibles de favoriser le dialogue et la cohésion sociale.
La formation a aussi mis en avant l’importance d’intégrer davantage les questions de genre dans les productions médiatiques quotidiennes.
Les journalistes ont été invités à donner plus de place à la voix des femmes, à valoriser leurs initiatives et à mettre en lumière leur contribution aux efforts de paix et de développement.
À travers cette rencontre, les organisateurs ambitionnent de faire des professionnels des médias des acteurs engagés dans la promotion des agendas « Femmes, Paix et Sécurité » et « Jeunesse, Paix et Sécurité », capables de contribuer, par une information responsable et inclusive, à la consolidation d’une paix durable en République démocratique du Congo.
José Mutumbula


