À la veille de la rentrée scolaire 2026-2027, prévue le 1er septembre, le Syndicat des Enseignants du Congo (SYECO) hausse le ton. Dans un communiqué, l’organisation syndicale juge « insuffisantes » les réponses du gouvernement aux revendications des enseignants et dénonce ce qu’elle considère comme un non-respect des instructions du président de la République en faveur d’une rentrée « effective et apaisée ».
Le SYECO pose plusieurs conditions à la reprise des cours. Il exige notamment la mécanisation des Nouvelles Unités (NU), le paiement des enseignants non payés (NP), l’amélioration de la couverture sanitaire, une revalorisation salariale ainsi qu’une retraite « digne ».
Sur le plan salarial, le syndicat réclame un salaire minimum de 500 dollars américains pour chaque enseignant. Il estime qu’une rémunération décente est indispensable au regard du coût de la vie.
Le SYECO dénonce également les conditions actuelles de paiement des salaires. Il réclame notamment la réduction des frais bancaires, davantage de transparence dans les opérations de paie et la mise en place d’une banque unique dédiée aux enseignants.
Concernant la retraite, le syndicat plaide pour un mécanisme transparent et équitable à travers la Caisse nationale de sécurité sociale des agents publics de l’État (CNSSAP). « Un enseignant qui a servi la Nation mérite une retraite digne », a déclaré la secrétaire générale du SYECO, Cécile Tshiyoyo.
Sur le volet sanitaire, le syndicat s’oppose à l’adhésion qu’il qualifie de forcée au Fonds Solidaire de Santé (FSS). Il réclame plutôt le maintien de la mutuelle de santé des enseignants (MESP), estimant que cette question aurait dû faire l’objet d’une concertation préalable.
Le refus de la ministre de l’Éducation nationale d’accorder une audience à ses représentants a également accentué la tension. En réaction, le SYECO appelle ses membres à boycotter la rentrée et invite les parents à garder leurs enfants à la maison.
À la veille du 1er septembre, l’effectivité de la rentrée scolaire 2026-2027 reste ainsi incertaine, le syndicat tenant le gouvernement pour responsable des conséquences de cette situation.
J-P Djoko
La rédaction


