A l’occasion de la Journée internationale de l’anesthésie, célébrée le 16 octobre de chaque année, le président de la Société d’anesthésie-réanimation de la République démocratique du Congo (SARC), Wilfrid Mbombo, a rendu hommage aux professionnels du secteur et rappelé le rôle essentiel de leur discipline dans la sécurité des patients.
« L’anesthésie, ce n’est pas simplement endormir un patient pour une opération. C’est protéger sa vie avant, pendant et après l’intervention », a-t-il souligné dans son message.
Derrière chaque opération réalisée dans de bonnes conditions, a rappelé le président de la SARC, se trouvent des équipes qui évaluent les risques, soulagent la douleur, surveillent les fonctions vitales et interviennent pour prévenir ou traiter d’éventuelles complications. L’anesthésie-réanimation joue également un rôle central dans les soins d’urgence et la prise en charge des patients les plus gravement atteints.
En République démocratique du Congo, où les besoins en soins de santé restent considérables, cette discipline constitue un pilier de la sécurité des soins. « Sans anesthésie sûre, il ne peut y avoir de chirurgie sûre. Sans réanimation efficace, de nombreuses vies qui pourraient être sauvées risquent de se perdre », a déclaré Wilfrid Mbombo.
Il a également insisté sur la nécessité de rendre les soins accessibles financièrement. Selon lui, progresser vers une assurance maladie pour tous est un enjeu majeur pour le pays. Aucun Congolais ne devrait renoncer à une intervention nécessaire ou à des soins de réanimation faute de moyens, a-t-il plaidé, appelant à renforcer la solidarité nationale et à élargir la couverture sanitaire.
M. Wilfrid Mbombo a rendu hommage aux médecins anesthésistes-réanimateurs, aux infirmiers anesthésistes et à l’ensemble des équipes engagées dans cette mission exigeante. Il les a encouragés à poursuivre leur formation, à partager leurs connaissances, à respecter les bonnes pratiques et à défendre des soins de qualité.
Il a aussi invité les jeunes médecins à rejoindre une discipline qu’il décrit comme « passionnante, exigeante et profondément humaine ».
La SARC réaffirme, pour sa part, son engagement en faveur de la formation, de la sécurité des patients, de la reconnaissance des professionnels et du développement de soins de qualité accessibles à tous.
Pour le président de la SARC, l’anesthésie permet d’opérer en sécurité, la réanimation contribue à préserver la vie et les équipes accompagnent les patients jusqu’à leur rétablissement. Il a appelé à faire progresser la sécurité des patients ainsi que l’accès à une médecine de qualité en République démocratique du Congo.
TS


