Ituri : l’OIM renforce son action auprès des personnes déplacées

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Le chef de mission de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en République démocratique du Congo, Giusepe Loprete, s’est rendu à Bunia du 21 au 23 octobre. Il était accompagné du représentant adjoint du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Hovig Etyemezian.
Cette mission vise à renforcer les échanges avec les autorités provinciales et les partenaires humanitaires autour des besoins des personnes déplacées à Bunia et dans ses environs, ainsi que des enjeux de protection et de santé publique en Ituri, rapporte un communiqué de presse de l’OIM.
La délégation a été reçue par le gouverneur de l’Ituri. Les discussions ont porté sur la situation dans les sites de déplacés et sur les moyens de renforcer la coordination entre l’OIM, le HCR et les autorités. L’objectif est de favoriser des solutions durables, adaptées aux réalités et aux aspirations des communautés déplacées.
À L’ECOUTE DES PERSONNES DEPLACEES
À Kigonze, les membres de la délégation ont rencontré des personnes déplacées afin de mieux connaître leurs priorités, leurs préoccupations et leurs perspectives. Ces échanges ont aussi permis d’aborder, avec les autorités et les acteurs humanitaires, les conditions nécessaires à la mise en place de solutions dignes, sûres et durables.
La délégation s’est ensuite rendue à Lindji 1, un site coordonné par l’OIM qui accueille 985 ménages, soit 4 781 personnes. Elle y a rencontré les comités de gestion, avec lesquels elle a discuté de l’accès aux services essentiels, de la protection des personnes vulnérables et des mesures à prendre pour améliorer les conditions de vie.
EBOLA : ADAPTER LA RIPOSTE AUX ENJEUX DE MOBILITE
Selon la source, la visite s’est déroulée alors que huit provinces de la RDC continuaient de faire face à l’épidémie d’Ebola, dont l’Ituri. Dans l’Est du pays, les déplacements forcés, l’insécurité et la forte mobilité des populations, y compris au-delà des frontières, compliquent la surveillance, la prévention et l’accès aux personnes vulnérables.
Accompagné de Gaudia Sironi, coordinatrice de la réponse Ebola de l’OIM, le chef de mission a participé à une séance de travail avec le Secrétariat exécutif du Comité multisectoriel de la riposte. Les échanges ont porté sur la situation épidémiologique, les priorités de la réponse et l’appui opérationnel de l’OIM aux efforts des autorités nationales et provinciales.
UN PARTENARIAT AVEC LA POLICE NATIONALE CONGOLAISE
Le chef de mission a également rencontré le commissaire provincial de la Police nationale congolaise (PNC), afin de faire le point sur le partenariat soutenu par l’Union européenne.
À l’École de police de Bunia, la délégation a pu observer les différentes formes de cet appui, notamment la formation des policiers aux premiers secours psychologiques, à la lutte contre la traite des personnes et à la protection des populations vulnérables. Le partenariat comprend également la construction et la réhabilitation d’infrastructures.
Cette mission témoigne de l’engagement de l’OIM aux côtés du gouvernement, des autorités provinciales et des partenaires humanitaires pour coordonner les réponses aux besoins humanitaires, aux enjeux de protection et aux priorités de santé publique en Ituri.
Le soutien aux personnes déplacées, la protection des communautés, la riposte à Ebola et le renforcement des capacités locales s’inscrivent dans une même démarche : répondre aux besoins immédiats tout en contribuant à la résilience des communautés.

TS

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