Le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, a représenté le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, jeudi 22 octobre 2026, aux obsèques du cycliste congolais Miguel Massai, organisées au Centre hospitalier universitaire du Cinquantenaire, à Kinshasa. Le défunt s’était engagé dans un périple à vélo pour sensibiliser l’opinion à la nécessité de restaurer la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo et de promouvoir la solidarité entre les peuples africains.
La cérémonie s’est déroulée dans une atmosphère empreinte d’émotion, en présence de la famille du défunt, de ses proches et de plusieurs personnalités, dont le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du gouvernement.
Dans son hommage, Didier Budimbu a salué le courage, le patriotisme et la détermination de ce sportif qui avait choisi de mettre sa passion au service d’une cause citoyenne. Face aux violences qui endeuillent l’Est du pays, Miguel Massai avait entrepris de parcourir plusieurs territoires à vélo afin de porter un message d’unité nationale, de cohésion sociale et de fraternité africaine.
Son ambition était notamment de rallier Rabat, au Maroc, où son arrivée était envisagée le 20 novembre 2026. Mais cette initiative porteuse d’espoir a été brutalement interrompue par un accident tragique, l’empêchant d’atteindre sa destination.
« Son vélo était son instrument de plaidoyer, la route était son espace d’expression et la paix était son idéal », a souligné le ministre des Sports et Loisirs, mettant en lumière la portée symbolique de cet engagement.
Un élan de solidarité populaire
Au fil de son parcours, notamment dans les espaces du Kasaï et du Katanga, le cycliste avait suscité un élan de solidarité auprès des populations locales. Des familles, des jeunes et différentes communautés s’étaient mobilisés pour l’accueillir, l’encourager et soutenir son initiative. Des gestes simples, comme lui offrir un verre d’eau, témoignaient de l’adhésion populaire à son message de paix et d’unité nationale.
Au-delà de ses performances sportives et de son goût pour les longues distances, Miguel Massai avait donné à sa discipline une dimension citoyenne et panafricaine. Son périple illustrait sa conviction que le sport peut contribuer au rapprochement des communautés, à la sensibilisation des populations et à la promotion du vivre-ensemble.
Sa disparition constitue ainsi une perte pour le mouvement sportif congolais et pour tous ceux qui partageaient son idéal d’une Afrique unie, solidaire et pacifique.
Un héritage à préserver
Devant la famille du défunt et les personnalités présentes, Didier Budimbu a appelé à préserver l’héritage moral du cycliste et à poursuivre son combat pour la paix.
« Miguel pédalait pour la paix. Il s’est arrêté en pleine route, mais son combat pour la paix, lui, ne doit pas s’arrêter », a-t-il déclaré, invitant la jeunesse congolaise à s’approprier cette initiative afin que son message continue de résonner au-delà des frontières nationales.
Pour le représentant du chef de l’État, la construction de la paix ne relève pas uniquement des dirigeants politiques, des diplomates ou des institutions internationales. Elle constitue également un devoir citoyen auquel les sportifs, les jeunes et l’ensemble des forces vives de la société peuvent contribuer.
Au nom du président de la République, le ministre a présenté ses condoléances les plus attristées à la famille éprouvée, saluant la mémoire d’un compatriote dont le courage et la détermination resteront une source d’inspiration pour les générations présentes et futures.
« Miguel n’a pas vécu inutilement. Son engagement, son courage et son idéal continuent d’inspirer celles et ceux qui croient en une Afrique de paix, de solidarité et d’espérance », a-t-il conclu, exprimant le souhait de voir se perpétuer le rêve d’une Afrique unie et pacifique.
À travers cet hommage, la disparition de Miguel Massai rappelle le rôle que le sport peut jouer dans la promotion de la paix et de la cohésion nationale. Si son périple s’est achevé tragiquement, son message laisse à la jeunesse congolaise un défi à relever : défendre, avec courage et persévérance, l’idéal d’une nation unie et d’une Afrique pacifique.
Micha Kisala sala
La rédaction


