Le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque métropolitain de Kinshasa, a lancé un vibrant appel en faveur du dialogue comme voie privilégiée pour bâtir un vivre-ensemble harmonieux en République démocratique du Congo. Dans une interview accordée à Radio Vatican, en marge du message du pape Léon XIV pour la 49ᵉ Journée mondiale de la paix, le prélat congolais a insisté sur la nécessité d’une « paix désarmée et désarmante ».
Selon lui, cette vision rompt avec les logiques de confrontation et de violence qui dominent trop souvent les relations humaines et politiques. « La vraie paix ne se construit pas au bout des fusils et des canons », a-t-il martelé, rappelant qu’elle repose avant tout sur l’écoute, l’échange et la reconnaissance mutuelle.
Le cardinal Ambongo a souligné que le dialogue constitue l’outil essentiel permettant à des personnes ou à des groupes aux points de vue divergents de se rencontrer, de se comprendre et de rechercher des compromis. Seule cette démarche, a-t-il expliqué, peut garantir une cohabitation pacifique et durable dans une société marquée par des tensions et des divisions.
En contraste avec l’adage « qui veut la paix, prépare la guerre », le prélat a affirmé que la paix véritable est « désarmante » parce qu’elle mise sur la force du dialogue plutôt que sur celle des armes. À travers cet appel, il a réaffirmé le rôle de l’Église comme acteur moral et spirituel engagé dans la promotion de la paix, de la réconciliation et du vivre-ensemble, en RDC comme ailleurs.
Le mouvement rebelle M23, actif dans l’est du pays, affirme lui aussi privilégier l’option du dialogue pour sortir de la crise. Mais le gouvernement de Kinshasa demeure inflexible et rejette toute discussion avec ce groupe armé, qu’il considère comme l’un des principaux responsables de l’instabilité et des violences persistantes dans la région.
Jean-Petit Djoko
La rédaction


