Le président Félix Tshisekedi a confirmé la mise en œuvre d’un plan ambitieux visant à refonder la Fonction publique congolaise. Ce programme prévoit la mise à la retraite progressive de 314.000 agents sur une période de dix ans, soit d’ici à 2035.
Dans son discours sur l’état de la Nation du 8 décembre dernier, le chef de l’État a insisté sur la nécessité de traiter ce « stock » d’agents éligibles à la retraite avec méthode et équité. L’objectif affiché est triple : organiser la relève, rajeunir l’administration sur la base du mérite et préserver la soutenabilité de la masse salariale.
Cette réforme structurelle s’inscrit dans une vision plus large de transformation de l’administration publique, axée sur l’efficacité, la transparence et la numérisation des services. Félix Tshisekedi a rappelé sa volonté de bâtir « une Fonction publique intègre, performante et capable d’offrir aux Congolais des services rapides, modernes et respectueux de leurs droits ».
La Première ministre Judith Suminwa a également inscrit cette refondation dans son Plan d’actions 2024-2028, considérant l’administration publique comme la « clé de voûte de l’action de l’État ». De son côté, le vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a multiplié en 2025 les appels à la mobilisation des agents, mettant l’accent sur la lutte contre la corruption, la digitalisation des procédures et la modernisation du cadre légal.
À l’orée de 2026, la mise en œuvre effective de ce programme apparaît comme un test majeur pour l’État congolais. Son succès dépendra de la capacité des pouvoirs publics à garantir une relève qualifiée, à sécuriser les droits sociaux des retraités et à accélérer la modernisation administrative.
Dans un contexte de fortes attentes sociales et budgétaires, cette réforme est perçue comme un levier stratégique pour améliorer la gouvernance, rationaliser les dépenses publiques et renforcer la crédibilité de l’action de l’État auprès des citoyens.
J-P D


