La notion de protection est liée au concept de vulnérabilité qui est relatif et dynamique. On peut définir la protection comme un ensemble de mesures, de nature à réduire et à répondre aux situations de vulnérabilité de l’enfant, afin de remplir les conditions pour que ses besoins soient satisfaits.
Face à la diversité des manières de définir l’enfance, les normes juridiques tendent à définir des règles minimales universelles dans le but de protéger les enfants. Ainsi, la Convention des Nations Unies relative aux Droits de l’Enfant et la Charte Africaine de l’OUA sur les Droits et le Bien-être de l’Enfant définissent un enfant comme tout individu ayant moins de 18 ans, et accordent à cet individu des droits spéciaux et une protection spéciale.
La protection de l’enfant vise à ce que les besoins de l’enfant soient satisfaits pour que son développement se déroule dans les conditions les meilleures. Les droits de l’enfant servent à s’assurer que les besoins spécifiques des enfants sont satisfaits, ils en font un devoir des adultes, qui en sont responsables .
La protection de l’enfant est garantie par trois piliers, à savoir la famille, l’école et l’église.
En effet, la famille offre à l’enfant l’existence en lui donnant une existence, la sécurité assurée par la présence des parents et autres adultes qui lui assurent une prise en charge intégralement par leur affection, leur attention. La famille est aussi le milieu idéal d’acquisition de la notion du temps et de l’espace. Tandis que l’école favorise le développement intellectuel harmonieux.
De ce fait la famille, l’école et l’église doivent collaborer à travers certaines exigences pour éviter à mettre l’enfant en situation de risque.
La pratique de l’école buissonnière détectée doit être analysée par des enquêtes sociales pour comprendre les causes de ces attitudes.
Les écoles doivent mettre en place avec les parents le système de recouvrement des frais scolaires plutôt qu’avec les enfants. La collaboration et l’implication des comités de parents peuvent être un précieux recours. Certaines églises qui accusent les enfants de sorcellerie sont responsables de non respect de la protection et des droits de l’enfant. Les séances d’exorcisme faites sur les enfants sont formellement interdites.
L’ enfant, richesse de la communauté, bien protégé , est l’avenir de la nation.
Magalie Mukoko



