À l’approche de la marche annoncée par la coalition C64 pour le 15 septembre, le député national Augustin Kabuya Tshilumba a saisi le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, afin de solliciter un décalage de l’ouverture solennelle de la session ordinaire du Parlement. Dans une correspondance consultée par Yabisonews.cd, il propose que la cérémonie prévue au Palais du Peuple se tienne en soirée, à partir de 18 heures, plutôt qu’aux heures habituelles de la journée.
UNE REQUETE MOTIVEE PAR LES MENACES DE LA C64
Selon Augustin Kabuya, cette demande est directement liée aux menaces proférées par la coalition C64, qui a annoncé une mobilisation d’envergure le même jour. Le Palais du Peuple, lieu de la cérémonie parlementaire, pourrait constituer un point de chute des manifestants, exposant l’événement à des risques de perturbation.
PRESERVER LA SOLENNITE DE L’EVENEMENT
La correspondance, dont copie a été réservée à la Première ministre ainsi qu’aux vice-Premiers ministres chargés de l’Intérieur et de la Défense, insiste sur la nécessité de prévenir toute confrontation. Pour Kabuya, décaler l’heure de la rentrée parlementaire permettrait de préserver le caractère solennel de l’ouverture de la session et d’éviter que les menaces de la C64 ne se traduisent par des incidents.
ENTRE TENSION POLITIQUE ET PRUDENCE INSTITUTIONNELLE
Cette requête illustre la tension croissante entre majorité et opposition à l’approche du 15 septembre. Elle met également en lumière la volonté des institutions de maintenir la sérénité des cérémonies officielles, malgré un climat politique marqué par les ultimatums et les menaces.
J-P Djoko
La rédaction


