L’IGF mise sur la digitalisation pour renforcer le contrôle des finances publiques

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L’Inspection générale des finances (IGF) entend franchir une nouvelle étape dans la modernisation du contrôle des finances publiques. Cette annonce a été faite par l’Inspecteur général, chef de service, Christophe Bitasimwa, lors d’un briefing de presse coanimé avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, le mercredi 5 août 2026, au Studio Maman Angebi de la RTNC. À cette occasion, il a présenté les grandes orientations qui guideront l’action de l’institution au cours des prochaines années, avec un accent particulier sur la digitalisation des contrôles et la mise en œuvre du Plan stratégique 2026-2028.
Créée en 1968 avant de devenir l’Inspection générale des finances (IGF) en 1987, cette institution est chargée du contrôle des entreprises publiques ainsi que de la surveillance de la gestion des ressources de l’État. Sa mission principale consiste à prévenir et à combattre les détournements de deniers publics, tout en promouvant une gestion transparente des finances publiques.
Selon Christophe Bitasimwa, un état des lieux et un diagnostic approfondi ont mis en évidence plusieurs défis qui limitent encore l’efficacité des contrôles. Face à cette réalité, l’IGF a élaboré de nouvelles stratégies visant à adapter ses méthodes aux évolutions technologiques des administrations et des entreprises publiques.
L’une des principales innovations repose sur la digitalisation du contrôle permanent. « Nous avons décidé de mettre en place un contrôle digitalisé parce que les entreprises fonctionnent déjà avec des systèmes numériques, alors que nous continuions à effectuer des contrôles manuels », a expliqué le chef de service de l’IGF.
Cette transformation permettra aux inspecteurs d’améliorer le suivi des opérations financières, de renforcer la traçabilité des transactions et de détecter plus rapidement les irrégularités.
Le Plan stratégique triennale 2026-2028 prévoit également le renforcement des capacités de l’institution afin de rendre les missions de contrôle plus efficaces et plus adaptées aux exigences de la gouvernance moderne.
L’Inspecteur général a par ailleurs rappelé que la patrouille financière, mise en place ces dernières années, a démontré son efficacité dans la prévention des irrégularités et la protection des finances publiques.
L’IGF exerce ses missions selon trois modes de contrôle : le contrôle a priori, réalisé avant l’exécution des opérations ; le contrôle concomitant, effectué pendant leur exécution ; et le contrôle a posteriori, qui intervient après les opérations afin d’évaluer leur régularité et leur conformité.
À travers ces réformes, l’Inspection générale des finances ambitionne de renforcer son rôle dans la lutte contre la corruption, les détournements de fonds publics et les mauvaises pratiques de gestion, tout en accompagnant la modernisation de l’administration publique congolaise. Le recours à la digitalisation du contrôle permanent devrait permettre à l’institution de mieux répondre aux défis actuels de la gouvernance financière et d’accroître l’efficacité de ses interventions au service de l’État.
Micha Kisalasala

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