Kinshasa : Mukoko Samba en mission de contrôle de la chaîne d’approvisionnement locale

0
153

Dans le cadre du suivi annuel de l’approvisionnement du marché intérieur en cette fin d’année, le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a effectué une série de visites, mardi 30 décembre 2025, dans plusieurs ports de la ville de Kinshasa.

L’objectif principal de cette descente sur terrain était de s’assurer du bon fonctionnement de la chaîne d’approvisionnement des produits issus de la production locale, depuis les zones rurales jusqu’à leur distribution sur le marché urbain.

Il s’est rendu au port public de pêche de Kinkole, ainsi qu’aux ports de Baramoto et du CDI Bwamanda, situés dans la commune de la Gombe.

 

Au port de Kinkole, le Vice-Premier Ministre a constaté l’arrivée de sacs de grains en provenance des provinces du Kwilu, du Maï-Ndombe et du Kasaï, ainsi que de nombreuses cossettes de manioc débarquées par baleinières. Ce port accueille en moyenne trois à quatre bateaux par semaine, entre produits agricoles entrant et biens manufacturés sortants à destination de l’intérieur du pays.

À Baramoto, un port intégré dans un ensemble de six zones portuaires, il a pu évaluer les difficultés logistiques rencontrées. Ce site héberge des bateaux métalliques pouvant contenir jusqu’à 3 000 sacs de produits.

Enfin, au port du CDI Bwamanda, Mukoko Samba a visité une usine de transformation disposant d’une capacité de production combinée de 100 tonnes par jour (50 tonnes par unité), soit l’équivalent de plus de 10 000 sacs de 10 kg ou environ 2 500 sacs de 25 kg, destinés au marché de Kinshasa.

Sangina Toko Édouard, assistant du directeur général du CDI Bwamanda, a salué la visite du Vice-Premier Ministre, qu’il a qualifiée de « très encourageante », dans un contexte marqué par de nombreuses difficultés.

 

Il a rappelé que le CDI Bwamanda a longtemps contribué à l’alimentation de la ville de Kinshasa, notamment durant les années 1980, 1990, 2000 et 2010. Toutefois, en tant qu’ASBL, l’institution a souffert de la baisse des subventions, ce qui explique ses difficultés actuelles.

Selon lui, les principaux défis concernent l’accès aux semences de qualité, la faiblesse de l’encadrement des producteurs agricoles, ainsi que l’état dégradé des infrastructures routières, qui complique l’évacuation des produits, même lorsque la production est suffisante.

Il a souligné que le CDI Bwamanda dispose néanmoins de capacités importantes pour relancer ses activités, à condition de bénéficier d’un appui financier conséquent de l’État, notamment pour renforcer les services de développement rural et mettre en place des silos de stockage.

À ce jour, le CDI Bwamanda dispose d’infrastructures adéquates : plus de sept dépôts de 2 000 m² chacun à Kinshasa, de grands entrepôts à l’intérieur du pays, ainsi que des installations dédiées au stockage et au traitement du maïs. Il se positionne ainsi comme un partenaire fiable que l’État peut soutenir pour contribuer durablement à l’approvisionnement alimentaire national.

De son côté, le Vice-Premier Ministre, ministre de l’Économie nationale, a insisté sur la nécessité de bâtir une chaîne de valeur complète et structurée, allant de la production à la distribution. Il a relevé de sérieuses insuffisances dans l’organisation actuelle de la filière, notamment en ce qui concerne la qualité du maïs local, qui peine à rivaliser avec les produits importés, mieux structurés sur les plans logistique et normatif.

Daniel Mukoko Samba a ainsi plaidé pour la normalisation et l’encadrement de toute la chaîne de valeur de la production locale, depuis les zones de production jusqu’aux marchés de consommation.

Micha Kisalasala

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici