Face aux dérapages récurrents Félix Tshisekedi met en garde les ministres et les mandataires publics

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Le vendredi 9 octobre dernier, le président de la République, Félix Tshisekedi, a présidé le 100ᵉ Conseil des ministres depuis sa réélection en 2023. Cette réunion bimensuelle a été l’occasion pour le chef de l’État de rappeler à l’ordre les membres du gouvernement ainsi que les mandataires publics au sujet de la gestion efficace de la chose publique.

Le président Tshisekedi a également mis en garde les ministres et les responsables des établissements, des entreprises et des services publics contre les dérapages récurrents constatés dans leurs milieux respectifs. Par ailleurs, il a appelé les membres du gouvernement à respecter l’ordonnance définissant leurs attributions, qu’il considère comme « une pierre angulaire de la cohésion et de la cohérence gouvernementales ».

Pour le premier citoyen du pays, il est indispensable que les ministres et les mandataires publics fassent preuve de discipline institutionnelle et entretiennent une collaboration harmonieuse afin de garantir le bon fonctionnement de l’appareil de l’État.

DIFFÉRENDS ENTRE MANDATAIRES PUBLICS

Parmi les problèmes souvent décriés au sein des établissements et des entreprises publics figurent les différends persistants entre les présidents des conseils d’administration, les directeurs généraux et les directeurs généraux adjoints. Ces conflits résultent parfois d’une méconnaissance des rôles et des responsabilités des uns et des autres.

À ce sujet, le chef de l’État a insisté sur le respect des directives données lors du Conseil des ministres du 21 juin 2024, lesquelles peinent malheureusement à être appliquées par les personnes concernées.

« Chaque ministre, en particulier celui du Portefeuille, a été instruit de prévenir ces conflits et d’assurer le respect de la discipline et de la collaboration entre mandataires », a rappelé le président Tshisekedi.

DES SANCTIONS CONTRE LES DÉRAPAGES

Face à la persistance de ces conflits, le chef de l’État a de nouveau insisté sur la nécessité d’une répartition claire des compétences, du respect des textes régissant chaque institution, de la discipline institutionnelle et d’une collaboration harmonieuse entre les responsables publics.

À la suite de ce nouvel avertissement, le président de la République a annoncé des sanctions à l’encontre des responsables publics récalcitrants, en vue d’instaurer un climat sain au sein des institutions publiques.

« Désormais, tout dérapage avéré, qu’il émane d’un membre du gouvernement ou d’un mandataire public, entraînera une sanction disciplinaire, dans le respect des procédures applicables », a-t-il averti.

E.N

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