Le briefing de James Swan devant le Conseil de sécurité de l’ONU, mardi 29 septembre à New York, a relancé le débat sur les conditions du dialogue national annoncé en République démocratique du Congo. À trois mois de l’expiration du mandat de la MONUSCO, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU a salué l’initiative présidentielle, tout en insistant sur la nécessité d’un processus inclusif.
Selon James Swan, le dialogue doit garantir « une large participation », être conduit par des facilitateurs bénéficiant de la confiance de l’ensemble des parties prenantes et permettre d’aborder les principales priorités nationales.
L’espace civique en question
Le représentant de l’ONU a également appelé les autorités congolaises à préserver l’espace civique et les libertés fondamentales.
Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par plusieurs incidents, notamment l’attaque du siège de la CENCO en juin et les violences survenues lors de la marche du 15 septembre, au cours de laquelle le militant Manassé Lomboto a trouvé la mort.
La C64 réaffirme ses exigences
Dans un communiqué publié le 30 septembre, la Coalition Article 64 (C64) a salué l’appel de James Swan et réaffirmé ses revendications concernant le respect de l’ordre constitutionnel, la préservation des libertés publiques, l’ouverture d’une enquête internationale sur les violences du 15 septembre et le démantèlement de la milice dite « Force du progrès ».
La coalition, qui réunit notamment Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Jean-Marc Kabund, Augustin Matata et Delly Sesanga, demande également qu’aucune modification de la Constitution ne soit engagée en vue d’un troisième mandat, qu’il n’y ait pas de prolongation des mandats au-delà de 2028 et que le dialogue soit véritablement inclusif.
La question du facilitateur
Reste la question du facilitateur. Plusieurs options sont évoquées dans le débat public, notamment une formule associant les Églises et des personnalités africaines.
L’enjeu demeure celui de la représentativité et de la confiance entre les différentes parties prenantes. Les prochaines étapes devraient permettre de préciser le format et les mécanismes du dialogue annoncé par le chef de l’État.
JP Djoko
La rédaction


