Rappelé par le chef de l’Etat pour assainir la ville-province de Kinshasa et lutter contre les occupations illégales des emprises publiques, le Service national poursuit sa tournée de démolition. Après avoir délogé le marché Bayaka, la place UPN ainsi que Kapela, la Task force présidentielle pour la salubrité se tourne vers le boulevard Kimbuta, situé dans la commune de N’djili.
Le boulevard Kimbuta est réputé, un peu à l’image de Kapela à Kalamu, pour un lieu de détente et d’ambiance. Les abords de ce petit boulevard sont envahis par des bars et terrasses qui débordent jusqu’à la limite près de la chaussée. Là-bas, se rencontrent toutes les couches sociales et toutes les générations confondues, tous, dans une même atmosphère.
Entre la bière glacée, la brochette de bœuf, le poulet mayo ou encore la viande de porc, accompagné de la bonne musique, cet endroit se transforme en véritable lieu de festivité la nuit. Mais, deux choses dérangent : occupation sauvage des espaces publics laissés pour les piétons et la pollution sonore.
Cependant, pour faire respecter l’ordre public et de rétablir l’autorité de l’Etat, le Service national a dépêché son sensibilisateur surnommé « messager de la Nation » sur terrain pour prévenir les occupants sur les prochaines démolitions sur la place Kimbuta. Muni sa lance-voix et désormais connu par sa façon de communiqué captivant, le sensibilisateur du SN a invité les tenanciers des bars et terrasses ainsi que d’autres occupants des abords du boulevard de libérer les lieux avant le passage des bâtisseurs de la Nation.
« Kimbuta ouvre les oreilles et écoute. Le chef de l’Etat t’a envoyé un message de respect. L’Etat te demande de quitter ses lieux. Evacuez vos terrasses et nganda. Fini la nuisance sonore et les tapages nocturnes. Il n’y aura pas d’amende, seulement la chicotte », a-t-il lancé, tout en interpellant aussi les églises sur la nuisance sonore.
Il est utile de rappeler que les bâtisseurs du Service national ne se contentent pas que de démolir, ils assainissent aussi ces espaces. A en croire le numéro un du SN, le Lieutenant-général Kasongo Kabwik, l’action de l’assainissement dans la capitale congolaise s’inscrit dans la continuité. Ce sont des débuts difficiles pour ceux qui détiennent des activités économiques sur ces espaces publics, mais de nombreux observateurs pensent aussi que c’est le seul moyen pour redonner à Kinshasa sa beauté d’antan.
E.N


