La Belgique a condamné la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), mouvement politico-militaire annoncé à Goma. Qualifiant cette évolution de préoccupante, Bruxelles rejette toute escalade armée et appelle les différentes parties à privilégier le dialogue et les solutions pacifiques pour sortir la République démocratique du Congo de ses crises récurrentes.
La Belgique a officiellement réagi à la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), annoncée le 12 octobre à Goma. Par la voix de son vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, le Royaume a exprimé sa désapprobation face au choix du recours à la lutte armée dans le contexte politique congolais.
Dans une déclaration rendue publique mercredi 21 octobre, la diplomatie belge a qualifié cette évolution de particulièrement préoccupante, condamnant toute initiative susceptible de provoquer une nouvelle escalade de la violence en RDC.
Cette prise de position figure parmi les réactions internationales à l’annonce du FRN. Lancé à Goma, le mouvement affirme vouloir mettre fin à ce qu’il considère comme une « tyrannie » et n’exclut pas le recours à la force pour atteindre ses objectifs politiques.
BRUXELLES PRIVILÉGIE UNE ISSUE POLITIQUE
Face à cette évolution, Bruxelles a réaffirmé son attachement à une résolution pacifique des crises qui secouent la RDC. Selon les autorités belges, une nouvelle confrontation armée risquerait d’aggraver une situation humanitaire et sécuritaire déjà préoccupante dans plusieurs régions du pays.
La Belgique rappelle que les populations civiles sont les premières victimes des conflits et des rivalités politiques. Elle appelle ainsi l’ensemble des acteurs concernés à privilégier les mécanismes de dialogue, la concertation politique et les solutions négociées plutôt que l’affrontement.
Cette réaction intervient dans un contexte marqué par la persistance des tensions dans l’Est de la RDC et par les efforts diplomatiques engagés pour favoriser une désescalade.
Au lendemain de la création du mouvement, les responsables du FRN avaient assuré qu’ils reprenaient les engagements précédemment souscrits dans le cadre des discussions de Doha.
Alors que les regards se tournent vers les autres partenaires internationaux de la RDC, la déclaration de Bruxelles traduit une volonté de soutenir les initiatives de paix et de décourager toute dynamique susceptible d’alimenter l’instabilité.
Elle rappelle également l’importance accordée par plusieurs partenaires internationaux à la recherche de solutions politiques aux crises qui affectent le pays.
Jean-Petit Djoko
La rédaction


