L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a pris part, le lundi 7 septembre 2026, à la cérémonie de célébration de la Journée internationale de la coopération policière, a-t-elle indiqué dans un communiqué de presse publié le 8 septembre 2026.
La rencontre, organisée par la Police nationale congolaise (PNC), s’est tenue sur le campus de l’Université de Kinshasa. Pour sa troisième édition, elle a réuni des acteurs nationaux et internationaux autour du thème : « Le numérique au cœur de la coopération policière ».
L’événement a constitué un cadre de réflexion, de dialogue stratégique et de sensibilisation sur les nouveaux défis sécuritaires liés au numérique, à la cybercriminalité et à la transformation digitale des services chargés de l’application de la loi.
Selon les organisateurs, l’essor des technologies numériques bouleverse les modes opératoires de la criminalité transnationale organisée. Cyberattaques, escroqueries en ligne, trafics illicites sur internet, infractions financières numériques, désinformation et réseaux criminels internationaux imposent aujourd’hui des réponses coordonnées et innovantes.
Dans ce contexte, la coopération policière internationale apparaît comme un levier stratégique. « Dans ce contexte, la coopération policière internationale apparaît comme un outil stratégique indispensable pour renforcer les capacités des services de sécurité, améliorer le partage d’informations et développer des mécanismes communs de prévention et d’intervention », a expliqué le colonel Etienne Kalenda, responsable du Service de Coopération Policière Internationale (SCPI) au sein de la PNC.
Partenaire technique et stratégique de la PNC depuis 2010, l’OIM a participé à cette célébration afin de réaffirmer son engagement aux côtés de la PNC et de ses partenaires, notamment dans les domaines de la coopération policière, de la professionnalisation des forces de police et du renforcement de la gouvernance sécuritaire.
L’appui de l’OIM à la police se fonde sur le renforcement des capacités institutionnelles et opérationnelles de la PNC et vise à consolider un dialogue de confiance avec les communautés que celle-ci protège. Depuis 2015, l’organisation accompagne activement le programme de réforme et de professionnalisation de la PNC, en soutenant l’extension de la police de proximité dans les provinces du Haut-Katanga, de l’Ituri, du Kasaï, du Kasaï-Oriental, du Kasaï, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et du Tanganyika.
Grâce au soutien des bailleurs tels que le Japon, la JICA, le Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix (PBF), les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Union européenne, plusieurs projets ont été menés. Parmi les résultats cités : la formation de plus de 2 000 policiers à la doctrine de police de proximité, la construction de plus de 70 commissariats de référence et sous-commissariats, l’amélioration de l’accès à la sécurité pour des milliers de citoyens, ainsi que l’appui à la compréhension et au déploiement de la doctrine via la production et la distribution de plus de 2 000 dépliants.
L’OIM indique également avoir contribué à la production de 1 500 guides pratiques pour la lutte contre le travail des enfants dans les mines et à la mise en place de systèmes d’alerte précoce, afin de renforcer la réactivité face aux incidents et aux menaces sécuritaires.
Signalons que la Journée internationale de la coopération policière a été instituée par l’ONU afin de souligner l’importance du rôle joué par la police dans la sécurité mondiale.
Elle met en relief le travail essentiel des services chargés de l’application de la loi. La journée a été proclamée par la résolution A/RES/77/241 de l’Assemblée générale des Nations Unies, adoptée le 16 décembre 2022.
Cette résolution insiste sur la nécessité de renforcer la coopération internationale aux niveaux mondial, régional et sous-régional, notamment dans la prévention du crime transnational, en particulier la criminalité transnationale organisée, ainsi que la lutte contre ces phénomènes. La première édition a eu lieu en 2023.
TS


