Assainissement à Kinshasa : la ville retombe progressivement dans ses vieilles habitudes

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Un mois et demi après le lancement des opérations d’assainissement menées par la Task Force du Service national, sous la coordination du général Kasongo Kabwik, les résultats peinent encore à se faire sentir durablement dans plusieurs artères de Kinshasa.
De l’aéroport international de N’Djili à Mokali, en passant par le pont Matete, Limete jusqu’au rond-point Victoire, certaines zones qui avaient fait l’objet d’opérations de nettoyage semblent progressivement renouer avec les anciennes pratiques.
Sur les emprises publiques, les vendeurs ambulants réinvestissent les espaces libérés. Des tricycles reprennent également certaines mauvaises habitudes de circulation, tandis que des véhicules de transport en commun stationnent de manière désordonnée, contribuant à l’occupation anarchique de la voie publique.
Cette situation relance les inquiétudes sur la durabilité des opérations d’assainissement. Pour plusieurs observateurs, le nettoyage des artères ne peut produire des effets durables sans un dispositif permanent de contrôle et de sensibilisation de la population.
À quelques jours de la rentrée scolaire, prévue le 1er septembre, la question devient d’autant plus préoccupante. Le retour massif des élèves et des autres usagers risque d’accentuer la pression sur des espaces publics déjà fortement occupés.
L’enjeu pour les autorités ne consiste donc plus seulement à assainir ponctuellement les artères de la capitale, mais à empêcher leur réoccupation et à instaurer des mécanismes capables de maintenir les résultats obtenus sur le terrain.
À Kinshasa, la réussite de l’opération d’assainissement se mesurera ainsi moins au nombre de sites nettoyés qu’à la capacité de la ville à préserver durablement ces espaces.
EB

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