Kinshasa : des activités quasi paralysées à Limete

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L’ambiance est peu habituelle. La circulation des véhicules et des motos se fait de plus en plus rare. Les activités tournent au ralenti ce mercredi 3 juin 2026 dans la commune de Limete.

À la base de cette journée timide, l’appel à une journée ville morte lancé par l’opposition congolaise pour protester contre le projet de changement de la Constitution.

À l’école Bon Départ, située sur la Première Rue à Limete, les élèves, les enseignants ainsi que le personnel administratif sont absents. Pourtant, les jours ouvrables, les véhicules transportant les écoliers envahissent les alentours de cet établissement spécialisé dans l’accompagnement des enfants en situation de handicap mental.

Le même constat est observé au Complexe scolaire Cardinal Malula et au Collège Saint-Raphaël, où de nombreux parents ont hésité à envoyer leurs enfants aux cours.

« Il ne faut pas prendre de risques avec les enfants en de tels jours », a déclaré un parent au sujet de l’appel à la ville morte.

Des petits commerces fonctionnent

En revanche, les petits commerces ont fonctionné comme à l’accoutumée. Vendeurs de vivres frais, boutiques, pharmacies et autres petites activités ont ouvert leurs portes dès le matin.

« Les gens doivent manger, peu importe l’événement », a fait savoir une dame revenant du marché, rencontrée au quartier industriel.

Pas de scènes de violence

Il convient de signaler que jusqu’à 15 heures, aucune scène de violence n’a été signalée dans cette commune située dans la partie centrale de Kinshasa.

Sur la 11e Rue industrielle, plusieurs partisans du parti Alliance pour le Changement (A.Ch) ont pris d’assaut le siège de cette formation politique de l’opposition. Le même constat a été fait de l’autre côté du boulevard Lumumba, précisément sur la 10e Rue résidentielle, où les militants de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) ont également investi leur permanence.

« Il n’y a aucune confrontation entre les deux camps. Chaque groupe est resté dans son périmètre. Les partisans du parti de Jean-Marc Kabund sont habillés en t-shirts. Par ailleurs, on ne remarque pas une présence importante des forces de sécurité dans ce secteur », a confié à Vraie Thématique un mototaximan de passage dans la zone.

Une guerre numérique lancée

Sur les réseaux sociaux, la guerre numérique est au rendez-vous entre les membres de l’opposition et ceux de la majorité. Chaque camp s’efforce, images à l’appui, de démontrer soit la réussite, soit l’échec de l’appel à la journée ville morte.

Pendant ce temps, au Secrétariat général aux Affaires coutumières, les agents administratifs ont répondu favorablement au mot d’ordre du Vice-premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau.

« Nous sommes venus nombreux au travail par rapport à d’autres jours. Je n’ai éprouvé aucune difficulté pour rallier mon lieu de travail », a confié une source au sein de cette administration.

Cet appel à la ville morte de l’opposition reflète le climat politique actuel, fortement marqué par le débat autour du changement de la Constitution. Entre-temps, la proposition de loi relative au référendum a déjà été adoptée par l’Assemblée nationale.

E.N 

 

 

 

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