Réunie en plénière sous la présidence d’Aimé Boji, l’Assemblée nationale a adopté le rapport de la Commission Économique, Financière et Contrôle budgétaire (Ecofin-CB) sur le projet de loi de finances 2026. Ce texte, marqué par un nouveau cadrage macroéconomique, tient compte des fortes fluctuations du franc congolais.
Le président de la Commission, Guy Mafuta Kabongo, a rappelé que lors du dépôt initial du projet, le franc se changeait à 2 900 FC. Aujourd’hui, il oscille entre 2 100 et 2 200 FC, ce qui a nécessité une révision complète du cadre macroéconomique en collaboration avec le Gouvernement. Le nouveau cadrage, aligné sur les recommandations du FMI, fixe un taux budgétaire de 2 400 FC avec une prévision de 2 600 FC.
Recettes et dépenses réajustées
Le gouvernement prévoit en 2026 une hausse des recettes des budgets annexes (+6,6%) et des comptes spéciaux (+9%), grâce à une meilleure gestion des établissements publics et des comptes d’affectation spéciale. La Commission recommande toutefois une réforme en profondeur du statut juridique et des capacités de gestion de ces structures.
Du côté des dépenses, le projet de budget affiche une progression globale de 7,2%, passant de 50 691 milliards à 54 335,7 milliards CDF. Les réajustements concernent notamment l’augmentation du principal de la dette extérieure, des dépenses de personnel, des investissements sur ressources propres et du budget des opérations électorales.
Mobilisation accrue des ressources
L’Ecofin invite le gouvernement à poursuivre la mobilisation de ressources supplémentaires pour financer les réformes structurelles, la mise à la retraite, les contreparties de projets et le recensement.
Un vote quasi unanime
La plénière a procédé à l’adoption article par article du projet de loi, conformément au Règlement intérieur. Sur 430 députés présents, 428 ont approuvé le rapport, scellant ainsi la recevabilité du texte.
J-P D


