Le monde des médias congolais est en émoi. Peu de temps après la publication de son ouvrage consacré aux élections en République Démocratique du Congo, la journaliste et écrivaine Zaïna Kere Kere Mishe a mystérieusement disparu. Depuis, c’est le silence radio.
Les interrogations se multiplient : exilée, réfugiée, contrainte à l’ombre ? Nul ne sait ce qu’est devenue cette chevalière de la plume, dont la famille et l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) avaient lancé des cris de détresse au moment de sa disparition. Mais après ce communiqué, plus rien.
UNE VOIX AVANT-GARDISTE
Kere Kere n’était pas une journaliste comme les autres. Elle avait osé scruter, avec élégance et diplomatie, les failles du système électoral congolais. Son livre, salué pour sa richesse intellectuelle, mettait en lumière les dangers d’un cycle électoral miné par les appétits égoïstes de certains acteurs politiques. Elle ne s’était pas contentée de dénoncer : elle avait proposé des pistes de solutions pour sortir le pays de l’impasse.
VERITE ET INCOMPREHENSION
Dans un pays où la vérité est souvent mal comprise, son courage a pu déranger. Mais aucune idée, aucune opinion ne devrait coûter une vie. Les journalistes ne sont pas des ennemis du pouvoir : ils ne font que leur travail, celui d’informer, d’éclairer et de prévenir.
UNE DISPARITION QUI INTERROGE
En ce mois de célébration des héros nationaux, le cas de Zaïna Kere Kere Mishe résonne comme une blessure ouverte. Sa disparition rappelle que la liberté de la presse reste fragile et que ceux qui osent penser autrement paient parfois le prix fort.
V.T
La rédaction


