Goma, chef-lieu de la ville province du Nord-Kivu est au coeur des actes de violence sans précédent depuis que cette ville est passée sous le contrôle de la rébellion M23-AFC soutenue par l’armée rwandaise.
En plus de plus de 8.500 personnes civiles tuées en janvier et des milliers autres blessés, sans compter d’autres exécutions enregistrées presque chaque jour, les rebelles du M23-AFC procèdent maintenant aux perquisitions dans des structures sanitaires de Goma. Ils disent être à la recherche des militaires FARDC et des Wazalendo blessés admis aux hôpitaux pour les soins.
Cette traque acharnée menée par les rebelles dans les structures sanitaires inquiète le Haut commissariat aux droits de l’homme, après que ceux-ci ont capturés près de 130 malades et blessés aux hôpitaux de CBCA Ndosho et Heal Africa dans la nuit du 28 février dernier.
« Il est profondément affligeant que le M23 arrache des patients de leurs lits d’hôpital lors de raids coordonnés et les détienne au secret dans des lieux tenus secrets. » , a déploré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-commissariat aux droits de l’homme.
Cette structure de l’Onu demande à la rébellion du M23-AFC (soutenue par Kigali) à libérer et ramener à l’hôpital les malades enlevés dernièrement pour qu’ils poursuivent des soins médicaux; ce, conformément au respect du droit international devant être appliqué à toutes les parties opposées dans ce conflit. Par ailleurs, le Haut-commissariat aux droits de l’homme appelle également les rebelles à mettre un terme à ces raids arbitraires et abusifs.
E.N/VT
