La République démocratique du Congo et les États-Unis ont franchi une étape décisive dans la mise en œuvre de l’accord de Washington, signé récemment pour renforcer la coopération bilatérale. Lors d’un briefing de presse tenu à Kinshasa le 30 décembre 2025, le vice-Premier ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko, a révélé à la presse que celui qui est à la tête de l’équipe du comité conjoint de pilotage congolaise.
Le comité conjoint de pilotage est composé de dix membres, cinq pour chaque pays. Du côté américain : le département d’État, le département du Trésor, le département du Commerce, ainsi que deux autres agences fédérales.
Les États-Unis ont déjà communiqué les noms de leurs cinq représentants.
Côté congolais, la délégation comprend : le ministre de l’Économie, la ministre d’État aux Affaires étrangères, le ministre des Finances, le ministre des Mines et un représentant de la Présidence, en l’occurrence le coordonnateur de la CONS.
« Chaque partie désigne un coprésident. Il n’y a ni président ni vice-président. Pour les États-Unis, c’est le représentant du Département d’État. Pour la RDC, c’est le ministre de l’Économie », a précisé Daniel Mukoko.
Le comité de pilotage se réunit deux fois par an et dispose d’un cahier de charges précisant ses responsabilités.
Le comité conjoint aura pour mission de superviser l’application des clauses de l’accord, notamment dans les domaines de l’investissement, de la sécurité et du développement durable.
Ce forum de coopération bilatérale se réunira tous les deux ans pour examiner les grandes questions de partenariat, tandis qu’une révision de l’accord est prévue tous les trois ans afin d’adapter ses dispositions au contexte régional et mondial.
Selon les explications fournies, l’accord de Washington vise à stimuler les investissements étrangers, à renforcer la lutte contre la corruption et à promouvoir les droits de l’homme. Les perspectives pour la RDC incluent la création d’emplois, une croissance économique accrue et une meilleure valorisation des ressources naturelles, mais aussi des défis liés à la souveraineté nationale et à l’équilibre des intérêts.
Le ministre Muyaya a rappelé que cet accord intervient dans un contexte géopolitique marqué par une compétition internationale autour des ressources minières africaines. Il a souligné qu’il représente une opportunité historique pour la RDC de diversifier ses partenariats économiques et de consolider sa position sur la scène internationale, tout en insistant sur la nécessité d’un suivi rigoureux pour éviter les dérives du passé.
J-P D


