À la veille de l’ouverture de la session parlementaire de mars 2026, le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, et celui de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, ont été reçus dimanche 15 mars par le président de la République, Félix Tshisekedi. Selon la Présidence, les échanges ont porté sur les matières prioritaires inscrites au calendrier, notamment le suivi des accords de paix de Washington et le partenariat stratégique avec les États-Unis.
Cependant, dans l’opinion publique, une question domine : la révision ou le changement de la Constitution. Vingt ans après sa promulgation, certains acteurs de l’Union sacrée, dont l’UDPS, estiment que la loi fondamentale n’est plus adaptée aux réalités actuelles du pays. L’opposition, elle, dénonce une tentative de prolonger le mandat présidentiel ou d’ouvrir la voie à un troisième mandat.
À l’issue de l’audience, Aimé Boji a insisté sur la nécessité de travailler « dans un climat de sérénité », tout en rappelant que le chef de l’État avait donné des orientations en tant que garant du bon fonctionnement des institutions.
LES ACCORDS DE WASHINGTON AU MENU
La Présidence a précisé que les discussions ont également porté sur les accords de paix signés entre la RDC et le Rwanda, ainsi que sur le partenariat économique avec les États-Unis. Deux projets de loi relatifs à ces accords, déposés le 7 mars par la Première ministre, seront examinés dans les prochaines semaines par les deux chambres. Les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale se sont engagés à vulgariser ces textes auprès de la population.
UNE SESSION SOUS HAUTE TENSION
Reste à savoir si la question de la révision constitutionnelle a été abordée lors de cette rencontre. Si elle figure au calendrier parlementaire, elle pourrait attiser les débats et accentuer les clivages politiques. La réponse devrait être connue dans les prochains jours, lors de l’adoption officielle du programme des travaux de la session de mars.
Jean-Petit Djoko


