Non-respect du nouveau SMIG Les travailleurs des expatriés haussent le ton à Kinshasa

0
32

Les travailleurs employés par des opérateurs indopakistanais, libanais, chinois et autres expatriés ont déclenché, depuis le lundi 23 mars dernier, un mouvement de grève dans le centre-ville de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.

Ces employés dénoncent le non-respect de l’application du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), pourtant fixé à 21.500 FC par le gouvernement congolais.

Déterminés à faire bouger les lignes en leur faveur, ces travailleurs ont observé un arrêt de travail durant trois jours et menacent de maintenir ce mouvement si aucune solution n’est trouvée pour faire appliquer le nouveau SMIG à leurs rémunérations.

Conséquence : plusieurs magasins appartenant à ces expatriés sont restés fermés de lundi à mercredi dernier dans le centre-ville.

Pourtant, depuis le début du mois de janvier, la Première ministre, Judith Suminwa, et le ministre de l’Emploi et du Travail ont signé un décret fixant le taux journalier du SMIG à 21.500 FC pour les travailleurs ordinaires. Selon ce texte, cette mesure devait entrer en vigueur à partir de la paie du mois de janvier 2026.

Cependant, plusieurs employeurs tardent à se conformer à cette décision du gouvernement. Certains ont procédé à une légère augmentation afin d’apaiser les tensions avec leurs employés, tandis que d’autres ont maintenu l’ancien SMIG jusqu’à ce jour.

Cette résistance des employeurs est à l’origine du mouvement de grève observé dans le secteur commercial. La situation appelle ainsi à la rigueur des autorités compétentes afin de faire respecter la décision de la cheffe du gouvernement, visant à améliorer les conditions socio-professionnelles des travailleurs congolais à travers la revalorisation du SMIG.

E.N

 

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici