Contrôle des droits humains, lutte contre les tracasseries et respect des délais de garde à vue figurent parmi les priorités de la mission de l’Inspection générale de la Police nationale congolaise (IG-PNC) dans plusieurs commissariats de Tshangu et de la Nsele.
L’Inspection générale de la Police nationale congolaise (IG-PNC) a lancé, vendredi 11 septembre, une mission de contrôle de trois jours dans les commissariats urbains de Tshangu et de la Nsele, à Kinshasa. Cette opération vise notamment à vérifier le respect des droits humains, la protection des libertés publiques ainsi que la légalité des actes posés par les éléments de la Police nationale congolaise (PNC).
Initiée par le commissaire divisionnaire principal Philemon Patience Mushid Yav, cette mission s’inscrit également dans le cadre de la lutte contre les tracasseries policières, du suivi des amendes transactionnelles et de l’évaluation du travail accompli par les officiers de police judiciaire.
Dès le premier jour de contrôle, plusieurs irrégularités ont été relevées dans certains commissariats de Masina, Ndjili et Kimbanseke. L’IG-PNC fait notamment état d’arrestations jugées arbitraires ainsi que du dépassement des délais légaux de garde à vue. Les policiers concernés sont entendus par les services de l’Inspection générale afin d’établir les responsabilités.
À l’inverse, les commissariats de Maluku et de Menkao ont été cités en exemple pour la bonne gestion de leurs dossiers judiciaires. Une situation qui, selon l’IG-PNC, démontre que des pratiques conformes aux normes peuvent être appliquées au sein des unités de la PNC.
À travers cette opération de contrôle, l’Inspection générale entend renforcer la discipline au sein de la Police nationale congolaise et veiller au respect des lois et des droits des citoyens. La mission devrait également permettre d’identifier les failles persistantes dans le fonctionnement des commissariats et d’encourager les bonnes pratiques.
J-P D
La rédaction


