Kinshasa : les cantonniers, un maillon indispensable à préserver

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Près de quatre mille (4 000) cantonniers de l’Hôtel de ville de Kinshasa ont réclamé, jeudi, le paiement de six mois d’arriérés de salaire, lors d’un sit-in organisé devant le gouvernorat de la capitale congolaise.
Ces agents affectés aux travaux d’assainissement affirment n’avoir pas été payés pour les mois de janvier, février, mars, avril, mai et juin 2026. Ils disent avoir manifesté après l’expiration d’une promesse de paiement faite par les autorités provinciales.
« Nous avons manifesté pour réclamer le paiement des arriérés de salaire des mois de janvier, février, mars, avril, mai et juin », a déclaré Ramadhane Mubikayi, coordonnateur du Collectif des délégués à pied d’œuvre (DPO), structure chargée du suivi et de l’exécution des opérations d’assainissement à Kinshasa.
Selon lui, les autorités avaient rassuré les cantonniers qu’ils seraient payés au plus tard mercredi 26 août. Mais, jeudi, aucun paiement n’avait encore été effectué.
La situation suscite des inquiétudes, au regard du rôle joué par ces travailleurs dans l’entretien de la capitale. Présents notamment sur les routes et dans les espaces publics, les cantonniers constituent un maillon important de la chaîne d’assainissement de Kinshasa.
Au-delà de leur revendication salariale, leur situation pose donc la question de la pérennisation des opérations d’assainissement dans la ville. En effet, ces agents demeurent utiles à la collectivité, particulièrement dans une capitale confrontée régulièrement à l’accumulation des déchets, à l’obstruction des caniveaux et à la dégradation de certains espaces publics.
Pour préserver leur motivation et garantir la continuité du travail, les autorités provinciales sont appelées à régulariser leurs arriérés et à assurer, à l’avenir, le paiement régulier de leurs rémunérations. Cette rémunération devrait, autant que possible, respecter le Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) applicable, afin de permettre à ces travailleurs de vivre dignement de leur activité.
Le règlement de ces arriérés apparaît ainsi comme une nécessité à la fois sociale et opérationnelle. Pour Kinshasa, maintenir les cantonniers au travail tout en leur garantissant des conditions salariales décentes pourrait contribuer à renforcer durablement les efforts d’assainissement de la capitale.
EB

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