Six mois après l’entrée en vigueur du nouveau Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), la Première ministre Judith Suminwa a réuni, lundi 12 janvier, à la Primature, les responsables des différentes corporations de l’Intersyndicale nationale du travail. Cette rencontre visait à évaluer l’application effective du décret signé à la mi-2025, qui a porté le SMIG de 14 500 à 21 500 francs congolais par jour.
UN ENJEU DE POUVOIR D’ACHAT
Cette revalorisation, censée améliorer le quotidien des travailleurs frappés par la hausse du coût de la vie, suscite encore des inquiétudes. Les syndicats réclament des garanties claires pour une application uniforme sur l’ensemble du territoire, redoutant que la mesure ne reste théorique, notamment dans les secteurs informels et paraétatiques.
LE GOUVERNEMENT PROMET UN ACCOMPAGNEMENT
Judith Suminwa a réaffirmé la volonté du gouvernement d’accompagner les employeurs, en particulier les petites et moyennes entreprises, afin d’éviter les licenciements ou les contournements de la loi. Parmi les pistes évoquées figurent le renforcement de l’inspection du travail, la sensibilisation des employeurs et la mise en place d’un dialogue permanent entre l’État, les syndicats et le patronat.
LES SOUS-TRAITANTS DANS LE VISEUR
Les syndicats pointent particulièrement les entreprises sous-traitantes, souvent accusées de retards ou de résistances lors des précédentes réformes salariales. Leur attitude constituera, selon eux, un test de crédibilité pour cette revalorisation. Ils préviennent déjà que des actions syndicales pourraient être engagées si le nouveau barème n’est pas respecté.
UN ENJEU SOCIAL MAJEUR
Au-delà des chiffres, l’application effective du nouveau SMIG est perçue comme un enjeu de justice sociale et de stabilité. Pour les syndicats, il s’agit d’une mesure structurante qui doit marquer un tournant dans la protection des travailleurs en République démocratique du Congo.
Jean-Petit E.
La rédaction


