Le gouvernement de la République démocratique du Congo prévoit de consacrer 991,9 millions de dollars américains au remboursement de la dette publique au cours de l’exercice budgétaire 2026. Cette disposition figure dans la loi de finances promulguée par le président Félix Tshisekedi.
Ce montant représente une hausse de 46,8 % par rapport à 2025, où les remboursements avaient atteint 675,8 millions USD. En 2026, le service de la dette devrait absorber 4,1 % du budget général, confirmant la volonté des autorités de renforcer la maîtrise des équilibres macroéconomiques.
Selon les projections, l’essentiel des ressources mobilisées sera destiné au remboursement de la dette intérieure et au paiement du principal de la dette extérieure. Cette orientation traduit une stratégie visant à préserver la crédibilité financière du pays et à maintenir la confiance des partenaires techniques et financiers.
En septembre 2025, le vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, avait rappelé que la dette publique globale de la RDC s’élevait à environ 16 milliards USD, soit près de 17 % du PIB estimé à 92 milliards USD. Ce niveau est jugé soutenable, laissant au pays une certaine marge de manœuvre pour recourir prudemment aux marchés financiers internationaux afin de financer son développement.
Les experts estiment que la dette extérieure avoisine 9 milliards USD, tandis que la dette intérieure est évaluée à près de 5 milliards USD. À cela s’ajoutent les créances de la Banque centrale du Congo (1,5 milliard USD) et les dettes des entreprises publiques (1,5 milliard USD). La dette extérieure représente environ 10 % du PIB, un ratio inférieur à celui observé dans plusieurs économies africaines comparables.
La mobilisation de près d’un milliard USD en 2026 illustre ainsi la volonté du gouvernement congolais de conjuguer discipline budgétaire et stabilité macroéconomique, dans un contexte où les besoins de financement du développement restent considérables.
J-P E
La rédaction


