La République démocratique du Congo et l’Arabie saoudite veulent passer du dialogue à l’action. Deux ans après la signature du Mémorandum d’Entente (MoU) en janvier 2024, les deux parties s’accordent désormais sur la nécessité d’établir un calendrier précis afin de transformer ce cadre de coopération en résultats tangibles.
Au centre des discussions figure la mise en œuvre opérationnelle du partenariat. Le MoU, qui définit les grandes lignes de la collaboration, ne produira des effets économiques réels que si les parties s’entendent sur le « comment », le « qui fait quoi » et le « quand ».
DES PRIORITES CLAIRES POUR KINSHASA
Louis Watum Kabamba, représentant congolais, a insisté sur l’importance de passer du dialogue à l’exécution. Pour Kinshasa, l’enjeu est d’obtenir des retombées mesurables sur trois axes majeurs :
Industrialisation : réduire la dépendance aux exportations de minerais bruts en développant des activités de transformation locale.
Création de valeur locale : favoriser la production sur place, les services liés aux mines et la création d’emplois.
Investissements stratégiques : renforcer les capacités du secteur minier et des filières associées.
UNE COORDINATION RENFORCEE
La rencontre s’est tenue en présence d’une délégation congolaise comprenant le Conseiller principal du Chef de l’État au Collège Mines et des responsables du ministère des Mines, signe que le suivi du dossier sera coordonné au plus haut niveau.
MISE EN PLACE D’UN MECANISME CONJOINT
À l’issue des échanges, les deux parties ont acté la création rapide d’un mécanisme technique conjoint. Celui-ci sera chargé de fixer les priorités, d’attribuer les responsabilités et de définir un échéancier clair pour l’application du MoU. Objectif : transformer l’accord signé en janvier 2024 en une feuille de route concrète, avec des étapes datées et des résultats mesurables.
J-P D
La rédaction


