La province du Tanganyika est au cœur d’une polémique après la suspension présumée de six ministres provinciaux, accusés d’avoir été absents lors de l’accueil du gouverneur Christian Kitungwa à l’aéroport de Kalemie. Les explications avancées par les personnes concernées divergent, tandis qu’aucune communication officielle n’a confirmé cette mesure.
Une vive controverse secoue la scène politique provinciale du Tanganyika. Six ministres sur les dix que compte l’exécutif provincial auraient été provisoirement suspendus à la suite de leur absence lors de l’accueil du gouverneur Christian Kitungwa à l’aéroport de Kalemie.
Selon plusieurs sources locales, cette mesure aurait été prise après que le chef de l’exécutif provincial eut exprimé son mécontentement face à la faible mobilisation de certains membres de son gouvernement lors de son retour à Kalemie, il y a près d’une semaine.
Parmi les personnalités concernées figureraient notamment les ministres provinciaux du Plan, des Finances, de l’Économie et de l’Éducation. Les circonstances de leur absence seraient toutefois différentes selon les cas.
D’après les informations recueillies, certains ministres seraient arrivés en retard, tandis que d’autres auraient reçu un horaire différent de celui communiqué pour l’arrivée du gouverneur. D’autres encore affirment ne pas avoir été informés de l’activité protocolaire organisée à l’aéroport.
Ces explications n’auraient pas suffi à apaiser le mécontentement de Christian Kitungwa. Selon les mêmes sources, le gouverneur aurait décidé, deux jours avant la diffusion de ces informations, de suspendre provisoirement six membres de son gouvernement, dans l’attente d’éventuelles clarifications.
DISCIPLINE OU MESURE CONTESTABLE ?
L’affaire suscite déjà des réactions dans les milieux politiques de la province. Certains observateurs y voient une volonté du gouverneur de rappeler aux membres de son équipe l’importance de la discipline gouvernementale et du respect des obligations protocolaires.
D’autres s’interrogent sur l’opportunité d’une telle mesure, alors que les motifs avancés pour expliquer les absences sont divers et pourraient, dans certains cas, être indépendants de la volonté des intéressés.
Pour l’heure, aucune communication officielle n’a été publiée pour confirmer la suspension, préciser l’identité de tous les ministres concernés ou déterminer la durée et les modalités de son application.
Dans l’attente d’une réaction des autorités provinciales, cette affaire continue d’alimenter les spéculations. Elle met en lumière les tensions susceptibles de surgir au sein des institutions provinciales autour du respect du protocole et de la cohésion gouvernementale.
Jean-Petit Djoko
La rédaction


