Lancement à Kinshasa du projet de cohésion sociale et de réintégration des retournés au Nord-Kivu et au Sud-Kivu

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Le projet de renforcement de la cohésion sociale, de la résilience et de la réintégration des personnes retournées dans les zones affectées par les conflits au Nord-Kivu et au Sud-Kivu a été officiellement lancé le vendredi 14 août 2026 à Kinshasa, à l’occasion de la réunion du Comité de pilotage.

 

Porté par le Gouvernement congolais, ce projet sera exécuté par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) et l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM).

Il a bénéficié d’un financement du Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix (PBF) s’élevant à trois millions de dollars américains.

 

Le projet s’articule autour de trois piliers complémentaires : d’abord, consolider des mécanismes communautaires inclusifs de dialogue, de prévention et de réduction des tensions ; ensuite, améliorer l’accès aux services sociaux de base afin de réduire les facteurs de friction ; enfin, renforcer une résilience socio-économique inclusive tout en limitant les risques de tensions.

 

Au nom de la Vice-Première ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, empêchée, la Vice-ministre Eugénie Tshiela a rappelé que cette réunion marque aussi le démarrage formel des activités du projet. « Cette rencontre nous permet de réaffirmer notre engagement commun autour d’une vision partagée : celle d’un Nord-Kivu et d’un Sud-Kivu pacifiés, résilients, prospères et inclusifs, où l’État exerce pleinement ses fonctions régaliennes et où chaque citoyen peut vivre dans la dignité, la sécurité et l’espoir d’un avenir meilleur », a-t-elle déclaré.

 

La Vice-ministre a souligné que les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu continuent d’être durement affectées par les conflits armés, touchant aujourd’hui près de 2,84 millions de personnes déplacées internes recensées dans ces deux provinces.

 

Pour sa part, le Représentant du HCR, Pierre Atchom, a indiqué que les communautés de la région font face à de multiples défis humanitaires, sociaux et liés au développement. Malgré la gravité de la situation, elles continuent toutefois de faire preuve d’une résilience significative et d’une volonté déterminée de reconstruire leur avenir. « C’est pour soutenir cette résilience et renforcer les efforts du Gouvernement que ce projet a été conçu. Il traduit une conviction commune : les solutions durables aux déplacements forcés ne peuvent être atteintes sans un investissement soutenu dans la cohésion sociale, le relèvement communautaire et la réintégration digne des personnes retournées », a-t-il expliqué.

 

Selon le Représentant du HCR, le projet mettra un accent particulier sur l’inclusion des femmes, des jeunes, des leaders communautaires, des personnes déplacées, des retournés ainsi que des communautés hôtes.

 

Enfin, le renforcement de la résilience communautaire est présenté comme un investissement stratégique pour l’avenir, tout comme la réintégration des personnes retournées.

 

L’objectif global du projet est de restaurer l’espoir, de renforcer la confiance entre les communautés et de contribuer à poser des bases solides pour une paix durable dans l’Est de la République Démocratique du Congo.

 

 

 

TS

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