CPI : Le Front Uni pour la RDC dénonce une saisine à caractère tribal contre le Président Tshisekedi

0
9

Dans un communiqué publié ce mardi 14 juillet 2026,  l’ASBL Front Uni pour la RDC a dénoncé c’est qu’elle qualifie de « supercherie médiatique « , montée depuis la Belgique par des structures qui se réclament du Katanga.

À l’origine de la polémique : une communication adressée au Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale, CPI.

Selon le Front Uni, ses auteurs tentent l’ouverture d’une procédure judiciaire contre le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Une démarche qu’elle désapprouve avec fermeté.

«La réalité est nette : aucune enquête, aucune décision, aucun mandat, aucune charge et aucune affaire ouverte contre le Président de la République ne sont établis », peut-on lire dans le communiqué.

Le Front Uni épingle également le traitement médiatique du dossier.

Il cite nommément le quotidien belge « Le Soir », dont le titre évoque « une saisine de la CPI pour des crimes contre l’humanité commis au Katanga », alors que le corps de l’article précise que « la décision d’ouvrir ou non un dossier appartient encore au Procureur ».

A ce sujet, Me Sonny Kabeya Mukanya, Secrétaire général du Front Uni, apporte des précisions de droit.

« L’article 15 du Statut de Rome autorise la transmission de renseignements au Procureur ; il ne crée ni enquête ni affaire. Sans décision du Procureur, parler d’une «saisine» contre le Président est juridiquement trompeur », explique-t-il.

L’avocat va plus loin et brandit la menace de poursuites.
« En droit belge, l’article 443 du Code pénal réprime l’imputation publique et méchante d’un fait précis portant atteinte à l’honneur. Les auteurs devront répondre de leurs affirmations».

Pour le Front Uni, le calendrier de cette opération n’est pas un hasard.

Elle intervient au moment où la RDC assure la présidence du Conseil de sécurité des Nations Unies et organise une réunion selon la formule Arria sur « les liens entre ressources naturelles, économies de guerre, conflits et paix ».

« Pendant que Kinshasa expose le pillage de ses richesses et porte la voix des populations meurtries, certains cherchent à détourner l’attention vers son Président », déplore le Dr Audrey Mundine Kisangala, Présidente du Front Uni.

« Cette manœuvre vise la RDC au moment où elle porte devant l’ONU la voix de ses victimes et dénonce le pillage de ses ressources. Le Katanga n’est pas la propriété de quelques officines installées à Bruxelles, encore moins un outil au service de la propagande rwandaise. Nous défendrons, sans recul, l’unité nationale, la souveraineté et la dignité du peuple congolais».

Dans ce même communiqué, l’ASBL rejette tout amalgame entre l’origine kasaïenne du Chef de l’État et celle de personnes auxquelles certains actes sont attribués.

« Une origine provinciale n’est ni une preuve, ni un ordre, ni une chaîne de commandement. Le Katanga n’est pas un fonds de commerce politique et ne peut être utilisé pour opposer les Congolais », martèle le communiqué.

En conséquence, le Front Uni met formellement en demeure les promoteurs de cette opération de rectifier leurs déclarations.

Une demande de rectification est également adressée au journal Le Soir.

À défaut, l’ASBL annonce qu’elle engagera « les voies civiles, pénales et déontologiques appropriées ».

Margarita-Rosa Ngoy

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici