Vers la fin du décembre dernier, le Conseil supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication, CSAC, a pris une décision drastique à l’encontre de la chanson « Misu Ka likolo na cadre ya sentiment » de l’artiste Zik Seigne, dont le contenu est jugé insalubre à la consommation. En effet, l’organe de régulation des médias a prohibé la diffusion de cette chanson sur tous les supports médiatiques ainsi que l’interdiction du challenge danse avec cette chanson censurée.
Malgré la mise en garde sévère du SCAC, certains utilisateurs des réseaux sociaux se sont déjà lancés dans le challenge danse, mettant en voix off le titre « Misu Ka likolo na cadre ya sentiment et reproduisant des gestes frisant l’obscénité. Pour cette poignée du public, le sens des paroles d’une chanson ne peut émaner que de son auteur et non des interprétations des consommateurs, tout en qualifiant la décision du CSAC de « solo » qui veut dire « mauvaise odeur » .
De son côté, l’artiste musicien Zik Seigne a débuté sa campagne médiatique pour éclaircir l’opinion publique sur certains termes jugés « impropres et impudiques » lesquels sont repris dans sa chanson « Misu likolo na cadre ya sentiment » . Entre-temps, il est attendu par les autorités du CSAC pour s’expliquer à propos de cette même chanson censurée.
Par ailleurs, la difficulté qu’éprouve le CSAC à bien faire exécuter sa décision s’explique par le fait de libéralisation des médias qu’offre les nouveaux médias. Avec ces derniers, tout utilisateur a la possibilité de diffuser n’importe quel contenu (sauf celui interdit par les standards généraux du réseau social donné). Cette situation laisse transparaître les défis que rencontrent certaines autorités publiques à faire respecter les mesures et décisions prises qualifiés d’impopulaires.
Dans un passé récent, la justice avait arrêté l’artiste musicien DJ Momboshi après la sortie de sa chanson controversée « Libulu » dont le contenu était également jugé très osé et allant à l’encontre des bonnes mœurs.
Enock NSEKA
