Session de mars : un collectif budgétaire attendu au Parlement

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Le gouvernement congolais s’apprête à revoir son budget 2026, initialement arrêté à 54 335,7 milliards de francs congolais (environ 22 milliards USD), afin de tenir compte des bouleversements économiques mondiaux provoqués par le conflit entre les États-Unis et l’Iran. Adopté avec une progression de 17 % par rapport à l’exercice 2025, ce budget doit désormais être ajusté pour intégrer les retombées de la crise énergétique et des perturbations des routes commerciales maritimes.

« Il y avait un accord entre le Parlement et le gouvernement pour qu’à la première session de cette année, le gouvernement puisse déposer une loi rectificative des finances afin de mieux tenir compte de l’évolution de certains paramètres économiques. Mais aussi, dans la situation dans laquelle nous nous trouvons depuis le déclenchement de la guerre en Iran, de prendre en compte l’impact de cette guerre sur l’économie nationale », a expliqué Daniel Mukoko Samba, ministre du Budget.

Au-delà de cette révision conjoncturelle, Kinshasa inscrit son action dans une trajectoire fiscale triennale. Le gouvernement vise une pression fiscale de 12 % du PIB en 2026, 13 % en 2027 et 15 % en 2028, avec l’ambition d’atteindre d’ici 2030 la moyenne de l’Afrique subsaharienne estimée à 17 %. Cette stratégie traduit une volonté de renforcer la mobilisation des recettes internes et de réduire la dépendance aux chocs extérieurs.

En parallèle, des équipes d’experts des ministères concernés travaillent à affiner les prévisions de recettes et de dépenses. Le texte rectificatif devrait être déposé devant le Parlement dès la session de mars, ouvrant la voie à un débat crucial sur la résilience économique du pays face aux turbulences internationales.

J-P D

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