RDC : plus de 5 000 ex-combattants déjà désarmés et réinsérés grâce au PDDRCS

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Le coordonnateur du Programme de Désarmement, Démolition, Relevement communautaire et Stabilisation (PDDRCS), Jean de Dieu Désire Ntanga Ntita a, lors du briefing de presse du hier lundi 9 mars 2026, co-animé avec le ministre de la Communication et Médias Patrick Muyaya, indiqué que plus de 5.000 ex-combattants ont été désarmés et pris en charge pour leur réinsertion socio-économique.
Selon le coordonnateur national du PDDRCS, le processus consiste d’abord à récupérer les armes détenues par les membres des groupes armés, avant de procéder à leur démobilisation et à leur réinsertion dans la vie civile à travers des activités économiques et des formations professionnelles.
« L’objectif est d’offrir aux anciens combattants des alternatives durables, afin qu’ils puissent produire des biens et services, tout en contribuant au développement de leurs communautés », a expliqué un responsable du programme.
Plusieurs provinces concernées
Les opérations du PDDRCS sont actuellement menées dans plusieurs provinces de l’Est et du centre du pays, notamment l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Maniema et le Tanganyika, où les groupes armés sont très actifs.
Depuis la fin de l’année dernière, le programme a également étendu ses activités à la ville de Kinshasa, notamment dans la commune de Maluku, Kinshasa, ainsi qu’à la province du Maï-Ndombe.
Les statistiques du programme indiquent que 1 546 ex-combattants ont été désarmés dans la province de l’Ituri, 838 dans le Nord-Kivu et 653 dans le Tanganyika. À la frontière entre Kinshasa et le Maï-Ndombe, 151 personnes ont également été prises en charge.
Au total, 3 188 ex-combattants avaient été démobilisés au cours de l’année précédente. Avec les nouvelles opérations menées au cours des derniers mois, ces chiffres ont atteint 4 875 avant de dépasser la barre des 5 000 bénéficiaires.
DES ARMES RECUPEREES ET SECURISEES
Le processus de désarmement a permis de récupérer près de 1 000 armes de guerre, qui sont ensuite inspectées, tracées et stockées par les Forces armées de la RDC (FARDC).
Par ailleurs, environ 5 000 munitions de différents calibres, une quarantaine d’explosifs ainsi que plusieurs équipements militaires ont été collectés au cours des opérations.
Les responsables du programme précisent toutefois que certaines armes traditionnelles, notamment des flèches empoisonnées ou d’autres armes blanches utilisées dans certaines régions, ne sont pas incluses dans ces statistiques.
UNE APPROCHE BASEE SUR LES COMMUNAUTES
Le PDDRCS privilégie une approche communautaire en impliquant les leaders locaux, les autorités traditionnelles, les responsables religieux, les femmes et les jeunes dans le processus de sensibilisation.
Ces acteurs jouent un rôle déterminant pour convaincre les membres des groupes armés d’abandonner la lutte armée et de rejoindre le programme.
Après leur identification et leur enregistrement biométrique dans une base de données unique, les ex-combattants sont orientés vers des formations professionnelles et des activités génératrices de revenus.
SANTE MENTALE ET FORMATION PROFESSIONNELLE
Le programme intègre également un volet consacré à la santé mentale, afin d’accompagner les ex-combattants et les communautés affectées par les conflits.
Un protocole d’accord a été signé avec le programme national de santé mentale du ministère de la Santé publique, afin de faciliter la prise en charge psychosociale des bénéficiaires.
Par ailleurs, les formations professionnelles proposées aux anciens combattants sont désormais reconnues par le ministère de la Formation professionnelle, ce qui leur permet d’obtenir des diplômes officiels.

Rappelons que le PDDRCS s’inscrit dans la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, visant à consolider la paix, renforcer la cohésion nationale et favoriser la reconstruction socio-économique dans les régions affectées par l’insécurité.
Micha Kisalasala

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