L’option scientifique, en plus de celles militaire et diplomatique, a été proposée pour l’armée de la République démocratique du Congo (RDC) à la clôture, samedi dernier, du séminaire organisé par le Collège des hautes études de Stratégies et de Défense (CHESD) du 8 au 10 février à Kinshasa. « Pour mettre fin à la guerre imposée par le Rwanda à
travers ses marionnettes, en
dehors des options politique, militaire et diplomatique, il faudra ajouter l’option scientifique« , a déclaré dans son mot d’ouverture du séminaire marquant l’ouverture de la 7ème session spéciale de cette Ecole, Samy Adubango, vice-ministre à la Défense nationale.
« Le gouvernement qui ne ménagera aucun effort pour le retour à la paix, n’hésitera pas à s’approprier les orientations pertinentes et les options préférentielles de ces assises
dans sa lutte pour la paix« , a-t-
il dit aux auditeurs.
De nouveaux paradigmes
Pour mettre fin à « la guerre d’agression de plus de 3 décennies ayant causé plusieurs millions de morts et provoqué le déplacement
massif des populations dans l’Est du pays« , les séminaristes ont notamment appelé le gouvernement à définir « la meilleure méthode de gestion efficiente de ses ressources, tout en créant un rapport d’intérêts convergents à travers la coopération « .
Ils ont également demandé au pays de trouver des stratégies et d’ « adopter un nouveau paradigme
susceptible de contrer le pouvoir géo-économique des multinationales qui jouent un rôle prépondérant dans la crise dans l’est de la RDC « , au regard du pourcentage de ressources minières dont regorge le pays.
L’équipe de participants à ce séminaire placé sous le thème : « Guerre dans l’Est de la République démocratique du Congo, quelles solutions durables préconisées au niveau national et régional ?« , était composée des auditeurs de la 7ème session CHESD et des stagiaires de la 7ème
session spéciale de l’Ecole supérieure de l’administration militaire.
JP.D
