L’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A) tente de sauver l’image de son autorité morale, Modeste Bahati Lukwebo, après une sortie médiatique controversée le 4 mars 2026 à Kinshasa. Dans un communiqué signé par son secrétaire général, Guy-Richard Malongo, le regroupement politique dénonce une « campagne d’intoxication » et accuse certains médias d’avoir déformé les propos de Bahati sur une éventuelle révision de la Constitution.
Selon l’AFDC-A, Bahati n’a jamais plaidé pour une modification des textes fondamentaux. Ses propos, assure le parti, portaient sur la nécessité de « changer les mentalités avant de changer la Constitution ». Pourtant, son pardon jugé « non convaincant » et ses explications tardives traduisent une fragilité politique qui alimente les critiques sur son manque de clarté et de fermeté.
Le communiqué de l’AFDC-A rappelle trois points évoqués par Bahati lors de son échange avec la presse : la dénonciation d’une cabale autour de l’acquisition de la succursale Bralima Bukavu, le soutien à l’accord de Washington et aux initiatives de paix du président Félix Tshisekedi, ainsi que l’appel au cessez-le-feu pour éviter la balkanisation du pays. Mais c’est sa phrase sur la Constitution qui a cristallisé les attaques, révélant un discours jugé ambigu et maladroit.
Cette polémique survient dans un contexte où l’AFDC-A réaffirme son appartenance à l’Union sacrée de la Nation et son soutien indéfectible au président Tshisekedi. Toutefois, l’affaire met en lumière l’esprit jugé faible de Bahati Lukwebo, incapable de maîtriser la communication politique et de prévenir les interprétations hostiles. Ses adversaires y voient une preuve supplémentaire de son manque de leadership, tandis que ses partisans dénoncent une cabale orchestrée pour l’affaiblir.
À l’heure où les tensions politiques s’exacerbent, cette controverse risque de fragiliser davantage la position de Bahati au sein de l’Union sacrée, malgré les efforts de son parti pour défendre son image.
J-P D


