La suspension provisoire du Stade des Martyrs de Kinshasa par la Confédération africaine de football (CAF) n’a pas pris de court les autorités congolaises. Loin d’être une sanction, cette mesure s’inscrit dans la continuité d’une démarche déjà initiée par le gouvernement, sous l’impulsion du ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu.
UNE FERMETURE PREVUE
Depuis plusieurs mois, la CAF multipliait les avertissements sur l’état des infrastructures sportives africaines. Kinshasa n’y échappait pas. Anticipant une décision de l’instance continentale, le ministre Budimbu avait ordonné la fermeture du Stade des Martyrs afin d’y engager des travaux de modernisation et de mise aux normes internationales.
GOUVERNER PAR ANTICIPATION
Alors que d’autres pays subissent des sanctions après coup, la RDC a choisi la prévention. Les travaux en cours – remplacement des sièges, installation de portiques de sécurité, amélioration des accès – traduisent une volonté politique d’inscrire le sport congolais dans une logique de conformité durable.
LA SECURITE, PRIORITE DE LA CAF
Face aux incidents survenus ces dernières années dans plusieurs stades africains, la CAF a renforcé ses exigences en matière de sécurité. Les chantiers engagés au Stade des Martyrs répondent directement à ces critères. La décision de suspension apparaît donc comme un appui institutionnel à la dynamique enclenchée par les autorités nationales, et non comme un désaveu.
UNE CONVERGENCE D’OBJECTIFS
La synchronisation entre la CAF et le gouvernement congolais illustre une convergence : garantir des infrastructures sûres et modernes. À terme, le Stade des Martyrs devrait retrouver son homologation et sa place parmi les grandes enceintes du football africain.
UN SYMBOLE NATIONAL EN MUTATION
Au-delà du sport, le Stade des Martyrs incarne un prestige national. Sa modernisation participe au rayonnement de la RDC et à sa capacité d’accueillir des événements internationaux dans des conditions dignes de son statut. La fermeture temporaire apparaît ainsi comme une étape nécessaire dans la refondation des infrastructures sportives du pays.
J-P D
La rédaction


