Comme tous les 28 juillet, l’humanité a célébré ce lundi la journée mondiale contre l’hépatite. Le thème choisi pour l’édition 2025 est « Hépatite : faisons tomber les barrières », il s’agit d’un rappel pour lever les obstacles financiers, sociaux et systémiques, y compris la stigmatisation qui freinent l’élimination de l’hépatite et la prévention du cancer du foie.
En RDC, cette journée a été placée sous le thème « Hépatite : Démystifions-la » avec comme sous-thème : « Briser les obstacles à l’élimination de l’hépatite et à la prévention du cancer du foie »
Au cours d’une cérémonie réunissant les membres du gouvernement, les professionnels de la santé, des partenaires techniques et financiers ainsi que quelques chercheurs, il a été établi l’état des lieux de cette maladie ravageuse avec une prévalence estimée à 3,3℅ pour l’hépatite B et 0,9% pour l’hépatite C. Par ailleurs, la lutte est encore faible, renseigne le Dr Tshamala Pascal. Toutefois, le programme national de lutte contre les hépatites s’est engagé dans une dynamique qui permettra d’éradiquer la maladie.
« Nous allons insister sur trois points majeurs à savoir la sensibilisation. Ici, nous visons la population qui n’est pas au courant de la maladie ainsi que les professionnels de la santé. Ensuite le dépistage qui nous permettra de mieux connaître la situation des hépatites dans notre pays et enfin nous mènerons un plaidoyer pour le financement à la lutte contre la maladie et qu’elle soit incluse dans les priorités de la couverture santé universelle» à déclaré le Dr Tshamala, directeur dudit programme au cours de cette cérémonie.
Face aux nombreux défis de la lutte contre l’hépatite, le ministre de la Santé s’engage à travers son ministère à faire tomber les barrières à l’élimination de cette pathologie virale.
« La lutte contre les hépatites ne se gagnera que si nous l’approprions collectivement » déclare le Dr Samuel Roger Kamba.
Et d’ajouter, « lutter contre les hépatites, c’est bâtir une politique de santé fondée sur l’inclusion, l’équité et la science. Cela implique la mise à disposition des tests accessibles, l’intégration de la vaccination contre l’hépatite B dans le programme élargi de vaccination, le renforcement des capacités du personnel soignant, et surtout, une mobilisation nationale durable, à tous les niveaux de la société » a martelé le ministre la santé publique, hygiène et prévoyance sociale.
En Afrique, c’est 70 millions de personnes qui vivent avec l’hépatite, mais moins de 10% d’entre elles connaissent leur statut ou suivent un traitement. Aussi, le continent enregistre à lui seul 63% de toutes les nouvelles infections par l’hépatite B dans le monde, décrit l’Organisation mondiale de la Santé.
Margarita-Rosa Ngoy


