Un scandale secoue la Police nationale congolaise (PNC) à Kinshasa. Trois agents ont été interpellés pour leur implication présumée dans des actes criminels aux côtés de braqueurs, révélant une crise de confiance au sein de l’institution censée protéger les citoyens.
Le lundi 9 mars 2026, à la suite de remous sociaux sur la route nationale numéro 1, le commissaire provincial de la PNC, Israël Kantu Bakulu, s’est rendu dans les quartiers Mikonga, Bibwa et BAT pour une réunion de sécurité. Objectif : définir de nouvelles stratégies face à la recrudescence de l’insécurité. Plusieurs mesures ont été prises, dont l’installation de points chauds et l’intensification des patrouilles pédestres.
Mais la surprise fut grande lorsque plusieurs suspects ont été présentés, parmi lesquels des policiers. L’un d’eux, recruté de manière irrégulière, a été arrêté pour viol lors d’une patrouille nocturne. Deux autres agents ont été interpellés pour le vol de 4 800 dollars dans une maison. À leurs côtés, deux braqueurs ont été appréhendés alors qu’ils se préparaient à une opération à Kingasani.
Le commissaire provincial a ordonné le transfert immédiat des policiers impliqués à l’auditorat militaire pour qu’ils soient jugés en audience foraine. Il a également rappelé plusieurs officiers à l’état-major provincial, insistant sur la mission première de la police : protéger les Kinois et leurs biens, dans le respect des droits de l’homme.
Israël Kantu Bakulu a appelé la population au calme et à maintenir sa confiance dans la police, assurant que les efforts se poursuivent pour traquer les criminels et assainir les rangs de l’institution. Ce scandale met en lumière la nécessité urgente de réformes internes pour restaurer la crédibilité de la PNC et garantir la sécurité des citoyens.
Jean-Petit Djoko


