FARDC : frappes à Rubaya, Willy Ngoma aurait été tué

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Le colonel Willy Ngoma, porte-parole du groupe rebelle Alliance des Forces pour le Changement/M23 (AFC/M23), aurait été tué dans la nuit du lundi au mardi 24 février 2026. Plusieurs sources proches de la rébellion affirment qu’il a succombé à la suite de frappes menées par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à Rubaya, dans la province du Nord-Kivu. L’opération militaire se serait déroulée vers 2 heures du matin.
Depuis la résurgence du M23 en 2021 dans l’Est de la RDC, Willy Ngoma s’était imposé comme l’un des visages les plus médiatisés du mouvement. Ses interventions régulières dans les médias internationaux, notamment lors de la prise de Goma, avaient contribué à renforcer son rôle de porte-parole. À l’époque, des vidéos diffusées par TV5 Monde et France 24 le montraient supervisant l’embarquement de militaires européens retrouvés sur place, en vue de leur transfert vers le Rwanda.
Cette annonce intervient dans un contexte de recrudescence des combats. Dimanche, de nouveaux affrontements ont opposé l’armée congolaise aux rebelles de l’AFC/M23 dans l’est du pays, malgré les efforts diplomatiques du président angolais Joao Lourenço pour favoriser un cessez-le-feu.
Parallèlement, dans le Sud-Kivu, un poste frontalier stratégique reliant la RDC au Burundi a rouvert ses portes après plus de deux mois de fermeture imposée par les rebelles. Ce point de passage, vital pour l’économie régionale, avait été bloqué afin d’entraver le soutien militaire burundais aux forces congolaises.
Si la mort de Willy Ngoma est confirmée, elle pourrait marquer un tournant dans la communication et la visibilité du M23, qui s’appuyait largement sur sa figure médiatique pour relayer ses positions. Les FARDC n’ont pas encore publié de communiqué officiel à ce sujet.
J-P Djoko

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