Le Président en exercice de l’Union Africaine, Joao Lourenço, a franchi une nouvelle étape dans la gestion de la crise sécuritaire qui secoue l’Est de la République Démocratique du Congo. Plus d’un mois après la signature des accords de Washington entre Kinshasa et Kigali, sous médiation américaine, le chef de l’État angolais veut désormais accélérer leur mise en œuvre.
Jeudi 8 janvier 2026, à Luanda, lors de sa rencontre avec le Président congolais Félix Tshisekedi, Lourenço a lancé un appel solennel au cessez-le-feu dans les zones de conflit. Il a annoncé son intention de réunir rapidement les représentants de la RDC et du Rwanda afin de lever les obstacles qui freinent l’application des engagements pris et de tracer une voie vers la stabilité régionale.
Selon Patrick Muyaya, ministre de la Communication et médias, qui accompagnait le Président Tshisekedi, l’Union Africaine ne cherche pas à ouvrir un nouveau processus, mais à poursuivre une démarche de médiation africaine déjà engagée. « Au-delà des initiatives organisées à Washington entre la RDC et le Rwanda, et à Doha entre la RDC et le M23, le Président Lourenço a estimé qu’il était important de lancer un appel au cessez-le-feu », a-t-il précisé.
Cette initiative traduit la préoccupation croissante de l’Union Africaine face à l’escalade de la violence dans l’Est du Congo. Elle confirme également la volonté de Joao Lourenço de jouer un rôle central dans la recherche d’une solution durable à la crise congolaise.
Jean-Petit Djoko
La rédaction


