Les Nations Unies ont exprimé leur vive inquiétude suite à l’escalade de la violence qui a conduit à la mort d’un membre de leur personnel et de deux civils à Goma.
Bruno Lemarquis, Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies en République démocratique du Congo et Chef par intérim de la MONUSCO, a fermement dénoncé cette violence dans un communiqué de presse.
Les événements tragiques survenus le matin du 11 mars 2026, marqués par l’utilisation de drones d’attaque, ont non seulement coûté la vie à un membre du personnel des Nations Unies, mais ont également causé des dommages à des habitations civiles.
« Je condamne avec la plus grande fermeté l’usage de drones et d’armes qui mettent en péril la vie des civils et du personnel des Nations Unies. Cette montée de la violence est extrêmement préoccupante », a déclaré Bruno Lemarquis.
Le Chef par intérim de la MONUSCO a présenté ses plus sincères condoléances aux familles et aux collègues du membre du personnel décédé, ainsi qu’aux familles des autres victimes. Il a également salué l’engagement et le professionnalisme du personnel des Nations Unies à servir le peuple congolais, tout en exprimant sa solidarité envers toutes les personnes touchées par cet acte de violence.
Selon le communiqué de presse, Bruno Lemarquis a rappelé que les attaques contre le personnel de l’ONU pourraient être considérées comme des crimes de guerre selon le Statut de Rome de la Cour pénale internationale.
Il a souligné les obligations de toutes les parties concernant le droit international humanitaire, y compris les principes de distinction et de protection des civils.
Le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies a également demandé que des éclaircissements soient apportés sur les circonstances de cet incident, appelant à une enquête rapide, indépendante et crédible pour identifier les responsables et les traduire en justice.
« Nous exhortons toutes les parties à mettre immédiatement fin à la violence, en respectant leur engagement envers le cessez-le-feu, et à privilégier la voie politique et le dialogue pour protéger les populations civiles, tout en capitalisant sur les progrès récents des efforts de paix », a conclu Bruno Lemarquis.
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