Une vaste opération d’assainissement du secteur des transports débute ce lundi 26 janvier 2026 sur l’ensemble des principales artères de la ville-province de Kinshasa. Initiée par l’exécutif provincial, cette campagne vise à renforcer la discipline et la sécurité routières dans la capitale congolaise.
Selon le gouvernorat de Kinshasa, l’opération consistera au contrôle systématique des documents obligatoires des conducteurs, notamment le permis de conduire, la vignette, l’assurance valide ainsi que le respect des tarifs officiels de transport en commun. L’objectif affiché est d’améliorer la fluidité de la circulation et de lutter contre les abus observés dans ce secteur stratégique.
Pour assurer l’efficacité de cette opération, près de 3 000 agents seront déployés à travers la ville. Des sanctions dissuasives sont prévues à l’encontre des contrevenants, allant de l’immobilisation des véhicules à leur mise en fourrière.
Cependant, cette initiative suscite de vives inquiétudes parmi les conducteurs.
Plusieurs chauffeurs appellent à la clémence des autorités provinciales, affirmant que la délivrance des vignettes était suspendue jusqu’au mois de février, rendant difficile la régularisation de certains véhicules avant le lancement de l’opération.
D’autres conducteurs estiment, quant à eux, qu’il leur est impossible d’appliquer les tarifs officiels fixés par l’Hôtel de ville, en raison des embouteillages persistants qui paralysent la circulation à Kinshasa. En signe de protestation, certains envisagent de faire du lundi 26 janvier une « journée sans transport en commun ».
Cette situation inquiète fortement les usagers, qui craignent un impact négatif sur la mobilité urbaine. En pareille circonstance, les mototaximen prennent souvent le relais, mais à des coûts jugés excessifs par les clients. Malgré cela, une partie de la population soutient la démarche du gouvernorat, estimant nécessaire de freiner la hausse des prix du transport, surtout dans un contexte marqué par la baisse du taux de change et des prix du carburant à la pompe.
Il convient de rappeler que cette opération d’assainissement intervient après l’expiration du délai de grâce d’un mois accordé aux chauffeurs, du 15 décembre 2025 au 15 janvier 2026, afin de ne pas perturber les déplacements durant la période des fêtes de fin d’année.
E.N


