La création annoncée d’un Tribunal pénal économique et financier en République démocratique du Congo est saluée comme une avancée majeure dans la lutte contre la corruption et les crimes économiques. Mais pour le professeur et député national Godé Mpoyi, cette juridiction spécialisée ne pourra atteindre ses objectifs que si certaines conditions essentielles sont réunies.
Dans une réflexion rendue publique, l’élu insiste sur l’importance de l’expertise et de l’intégrité des animateurs de cette institution. Selon lui, le tribunal doit être composé de magistrats et d’experts dotés de compétences pointues en matière économique et financière, afin de traiter efficacement des dossiers souvent complexes liés aux détournements et aux fraudes.
DES MOYENS ADAPTES A LA MISSION
Godé Mpoyi plaide également pour des conditions de travail à la hauteur des responsabilités confiées. Il propose une rémunération conséquente et l’octroi de primes proportionnelles aux montants récupérés dans les affaires traitées, afin de garantir l’efficacité et l’indépendance des magistrats.
SECURITE ET INTEGRITE
Le député souligne par ailleurs la nécessité d’assurer une sécurité renforcée aux responsables de ce futur tribunal, compte tenu des intérêts sensibles que leurs enquêtes pourraient toucher. Pour lui, tout recrutement qui ne respecterait pas ces critères risquerait de compromettre l’efficacité de la juridiction. « Le véritable cœur d’une institution demeure avant tout son capital humain », rappelle-t-il.
Cette prise de position intervient alors que le gouvernement multiplie les initiatives pour assainir la gestion publique et renforcer la transparence dans les finances de l’État. Le débat sur la mise en place de ce tribunal illustre l’importance croissante accordée à la lutte contre la corruption dans le pays.
J-P D


