Violences urbaines : Le projet individualisé, outil de base dans l’approche  AHPER

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Les violences urbaines constituent l’un des défis les plus contraignants et inquiétants dans les grandes agglomérations. A Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, les jeunes adolescents souvent désoeuvrés, évoluant en groupe, munis d’armes blanches profitent de l’obscurité dans les lieux isolés pour s’attaquer aux passibles passants .

Cette situation accentue la vulnérabilité parmi la population. Ce qui pousse les acteurs sociaux et chercheurs universitaires à la réflexion sur les voies et moyens de gérer ce phénomène.
Le Cercle d’étude pour la protection de l’enfant et la famille,en sigle CEPEF, sous la conduite de son Président Zagor Mukoko  Sanda, après analyse conclut que c’est une des conséquences de la pauvreté intégrale qui secoue cette frange de la population.
L’insuffisance d’accès aux besoins de base engendre des déviations des comportements chez ces jeunes en crise d’adolescence appuyée par les effets néfastes des conflits armés récurrents en République Démocratique du Congo .

Ces jeunes ne sont soumis qu’à une seule loi, celle de la survie. Il leur faut donc des mesures de protection nécessaires appropriées pouvant améliorer leur condition de vie. C’est ainsi que le Professeur Raoul Kienge Kienge, membre influent du CEPEF, directeur de l’école de criminologie de l’Université de Kinshasa met l’approche Accompagnement Holistique de Proximité et d’Emancipation par la  Réinsertion économique, en sigle AHPER.

Cette approche est réalisable que grâce à la technique du projet individualisé qui se construit avec le bénéficiaire à son profit , en relation d’accompagnement basée sur la confiance mutuelle avec l’intervenant social. La nécessité de construire et de conduire des projets individualisés se généralise progressivement dans les pratiques éducatives dans le secteur du social. L’approche AHPER qui se veut clinique situe le bénéficiaire dans son contexte.

En effet, par contexte, nous attendons la perception de la communauté,  des difficultés du jeune, l’expression de l’histoire de la famille dans l’accompagnement et le positionnement de celle-ci par rapport aux occupations  du jeune. Le travail éducatif mené par l’intervenant social  dans l’approche AHPER est dans une démarche participative qui amène à la réhabilitation du jeune. La réussite de ce projet individualisé repose sur les qualités déontologiques de l’intervenant social.

Ainsi le CEPEF, grâce à son équipe multisectorielle  expérimentée s’investit dans la vulgarisation de cette approche AHPER pour contribuer dans l’amélioration des capacités des prestataires des services sociaux.

Magalie Mukoko Zanga

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