Le Pasteur Jérémie Ngamisata Kwata dans la tourmente
Le Pasteur Jérémie Ngamisata K., de la Communauté Pentecôtiste Emmanuel, Communauté membre de l’Église du Christ au Congo (ECC /CPE) et Pasteur principal du Centre Évangélique la Voix de la Restauration, situé dans le quartier Mbemba-Fundu dans la commune de Kimbanseke à Kinshasa-Est serait dans la tourmente.
Selon un de ses proches, tout est parti de son prêche du dimanche 11 juin 2023, au Centre Evangélique la Voix de la Restauration. Le Révérend Pasteur Jérémie Ngamisata avait dénoncé sans détour l’insécurité grandissante dans le quartier Kingasani, banlieue de Kinshasa dans sa partie Est. Il a dénoncé les policiers connus sous le nom des « Udjana » faisant leur loi en pillant, extorquant et tuant la population à cause de leur bavure. Ajouter à cela les actes barbares des jeunes délinquants appelés « Kuluna » qui sèment et continuent à causer les troubles en pillant et inquiétant la population avec des armes blanches à travers les différents quartiers de Kingasani au vu et au su de tout le monde. Un véritable calvaire pour la population vivant dans cette partie de la capitale.
A la question de savoir pourquoi le pasteur Jérémie Ngamisata est aujourd’hui dans la tourmente malgré son absence au pays ?
À cet effet, selon plusieurs recoupements, il aurait invité les membres de son église à voter utile alors que les échéances électorales s’approchaient à grand pas. Car l’un des rôles du pasteur est aussi veiller à la bonne marche des fidèles et à les conseiller à bien choisir les dirigeants.
Curieusement un groupe des jeunes délinquants appelés communément « Kuluna » infiltrés par quelques agents de sécurité en civile qui ont suivi ce sermon ont trouvé en cela une aubaine. Depuis lors, il y avait des menaces de certains agents de sécurité non autrement identifié disant que « ce pasteur est contre le camp du président. Il demande à ses membres de ne pas voter le président et ses députés. Nous allons le poursuivre et il va fuir le quartier. C’est depuis ce temps-là qu’il a été indexé comme un pasteur qui est contre le pouvoir en place pour son message engagé qui combat l’injustice.
Quelques temps plus tard, le pasteur Jérémie Ngamisata était introuvable dans son quartier. Et certains ont parlé de l’enlèvement.
Abordé par la presse, une source proche de son église a fait savoir que l’Homme de Dieu était en formation au Bénin pour participer au séminaire de formation des leaders et des ouvriers pour le développement du ministère des enfants. Après plus de deux semaines de séjour au Bénin, le pasteur est rentré à Kinshasa. Pour au finish voyager un mois plus tard pour le Canada après avoir obtenu un visa d’études pour une université canadienne.
Malgré son départ, sa famille continue toujours de faire l’objet des menaces. À titre indicatif, voici ce que l’épouse du pasteur a confié à nos reporteurs :
« On a vécu un véritable calvaire la nuit de samedi 18 novembre 2023 à la résidence familiale de mon mari, sise avenue Buka 1 n°76, quartier Mfumu-Nkento, Commune de Kimbanseke, à Kinshasa, où nous habitons depuis le 9 mai 2023. Tout a commencé avec des crépitements des balles dans notre quartier Mfumu-Nkento. Personne ne pouvait comprendre l’objet de tous ces tirs. Quelque temps après, on a senti un groupe de gens forcé la porte de la maison après menace des coups de balle en l’air. C’était vers 1 heure 43. Ils nous ont sommés d’ouvrir la porte centrale de la maison. Ils étaient tous armés et certains étaient en tenue de la police, a dit Mme Fifi l’épouse du pasteur Jérémie Ngamisata ; avant d’ajouter ce qui suit : ils ont cherché mon mari partout dans la maison, ils ont fouillé de fond en comble sans le trouver. Ils ont à cet effet, intimidé ma belle-mère à mort, jetant notre fille de 3 ans par terre. Ces hommes m’ont embarqué ainsi que la valise contenant certains documents importants (photocopies des diplômes, documents bancaires ainsi que d’autres relatifs à la carrière professionnelle) de mon mari. Après 4 jours de détention dans leur poste de services. Il s’est agi des certaines humiliations dégradantes : flagellation, tentative de viol et menaces verbales. Ils ont promis seulement de revenir après les élections et publication des résultats pour s’occuper de mon mari, » a-t- elle conclut.
En définitive, l’insécurité étant toujours grandissante au pays, les agents de sécurité et certains barbouzes à la recherche du pasteur Jérémie Ngamisata ont fait savoir qu’ils n’ont pas encore mis un terme à la recherche. Ils vont toujours revenir tant que les ennemis de la République se recrutent non seulement parmi les groupes armés mais aussi dans les rangs des prélats catholiques et pasteurs protestants. Ce qui prouve que chaque jour qui passe la vie du pasteur Jérémie Ngamisata ainsi que sa famille seraient toujours en danger.
VT