Trop de mauvaises pratiques et anomalies décelées au sein des entreprises publiques. Il s’agit soit des mauvais services, ou du mauvais traitement des employés ou encore des détournements des deniers publics. L’Inspection général des Finances ne faiblit pas pour traquer les auteurs de ces forfaits, mais elle ne peut rien toute seule.
Pour mettre fin à la spirale de la mauvaise gestion dans des entreprises publiques dont les conséquences affectent le Budget de l’Etat, le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi veut réanimer l’Ordre national des experts-comptables. Car, estime-t-il, que « les mauvaises pratiques et anomalies de gestion diverses tant décriées, décelées et révélées par l’Inspection générale des finances et d’autres structures de contrôle, ont été entretenues par une inaction des commissaires aux comptes qui, pourtant, ont reçu de l’Etat un mandat d’intérêt général d’audit légal, de certifier les comptes annuels après avoir vérifié la sincérité et la conformité des données financières sur la base des normes de bonne gouvernance en vigueur » a rapporté Patrick Muyaya dans le compte rendu du conseil des ministres.
En vue de remettre en activité l’Ordre national des experts-comptables, le président de la République a chargé la ministre du Portefeuille, sous la supervision du Premier-ministre, à accompagner cette institution dans l’encadrement de son personnel.
« En même temps, le ministre des Finances a été chargé de prendre les dispositions nécessaires pour accompagner l’Ordre national des experts-comptables dans l’encadrement et l’amélioration des conditions de prestation de ses membres, en vue de garantir une meilleure contribution de la profession d’expert-comptable à la promotion de la bonne gouvernance en RDC », a indiqué le Porte-parole du gouvernement.
Joseno Nseka



